Noureddine Sail : « Bilan totalement positif »

Noureddine Sail : « Bilan totalement positif »

ALM : Quel bilan faites-vous de la huitième édition du Festival national du film de Tanger ?
Noureddine Sail : Totalement positif. Le cinéma marocain s’est présenté durant la huitième édition du Festival national du film dans sa réalité, sa diversité et sa fécondité. Il y a eu 21 films de long-métrage représentant une palette multicolore de sensations, de sentiments, de réflexion profonde ou superficielle, toujours sincère en tout cas, et parfois émouvante. Que peut-on demander de plus pour un pays en passe de se confirmer comme le premier producteur arabe et africain !

Comment avez-vous accueilli le palmarès du huitième FNF ?
Le palmarès est, à mon avis, totalement défendable. Je ne peux que rendre hommage à l’excellent travail des deux jurys et à la rigueur qui a présidé à leur choix.
Je trouve en tout cas que le choix de «L’enfant endormi» pour le grand Prix est un hommage que le jury a rendu à l’instinct de vie et à la volonté de survie et je vois là une belle métaphore cinématographique.

Lors de l’annonce du palmarès, le réalisateur Mohamed Asli a déclaré avoir subi de votre part ce qu’il a appelé une sorte de «terrorisme intellectuel». Que répondez-vous à cette accusation ?
J’ai toujours défendu partout dans le monde le premier film de long-métrage signé par ce monsieur, et il le sait fort bien. Sa réaction le jour du palmarès m’a surpris.
Elle relève de la psychanalyse et manque aussi bien d’élégance que d’humour.

Quelle a été votre réaction à l’annonce par l’Etat de sa décision d’augmenter le montant de l’aide publique à la production cinématographique ?
C’est une décision très sage qui tient compte du bilan de ce qui a été fait et qui encourage pour évoluer vers le plus et le mieux. Une chose est sûre : le cinéma marocain reste aujourd’hui un fait avéré qui est en train de se donner
les moyens adéquats pour sa pérennité.

Qu’en est-il du projet d’annualiser et de sédentariser le Festival national du film ?
Personnellement, je milite pour l’annualisation et la sédentarisation du festival et je m’emploie à mener à bien cette négociation.

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