Ouverture de la 10ème édition du fifm : Le charme de Marrakech rayonne sur le cinéma du monde

Ouverture de la 10ème édition du fifm : Le charme de Marrakech rayonne sur le cinéma du monde

Dix ans de cinéma, dix ans de rêve! Marrakech célèbre les dix ans de son FIFM du 3 décembre au 11 décembre. SAR le Prince Moulay Rachid a présidé, vendredi soir au Palais des Congrès à Marrakech, un dîner offert par SM le Roi Mohammed VI, à l’occasion de l’ouverture officielle du 10ème FIFM. L’ouverture du festival n’a pas manqué de créatures de rêve et ce pour le bonheur du public : Keanu Reeves, Eva Mendes, Jean Dujardin, Yousra, Gad Elmaleh, entre autres stars, ont foulé le catwalk au son d’une partition de l’Orchestre symphonique royal. Ne dit-on pas que «le cinéma c’est du rêve !». Vendredi soir, la cérémonie d’ouverture a justement rendu hommage au premier réalisateur de ce rêve de Marrakech, du Maroc, qui se concrétise un peu plus chaque année, offrant l’une des grands-messes cinématographiques mondiales. L’honneur est revenu à Daniel Toscan du Plantier, le premier directeur du festival, décédé en 2003. Sa mémoire a été retracée par quelques extraits du Film «Toscan», également en projection dimanche au festival. Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque française a évoqué un «humaniste et homme éclairé», avant de remettre «l’Étoile d’or» à l’épouse du défunt, Melita Toscan du Plantier, directrice du FIFM. Samedi, une autre étoile d’or a été décernée. Martin Scorsese l’a remise à la délégation française présidée par Costa-Gavras et Catherine Deneuve. Martin Scorsese a parlé d’un cinéma  «fondateur et audacieux» qui l’a profondément inspiré. Costa-Gavras a, pour sa part, mis en relief la politique étatique de soutien au cinéma qui sans laquelle «malgré quelques tares», la France n’aurait jamais eu ce patrimoine cinématographique reconnu par tous. Dans le carde de cet hommage, le FIFM a programmé la projection de 75 productions retraçant 30 ans du cinéma hexagonal, et ce après avoir rendu hommage lors des précédentes éditions au Maroc, à l’Espagne, à l’Italie, à l’Égypte, à la Grande-Bretagne et à la Corée du Sud.  Par ailleurs, mettant en lice quinze films, la traditionnelle compétition officielle dont le jury est présidé cette année par le célèbre cinéaste américain John Malkovich a démarré samedi matin avec la projection de deux films qui donnent le ton. Deux longs-métrages de deux réalisateurs expérimentés qui ne sont pas à leurs premières œuvres contrairement à la majorité des autres concurrents. Il s’agit de «Doner» (Philippines) de Mark Meily et «A quiet life» (Italie) de Claudio Cupellini. «Doner» (Donneur) aborde le problème des dons d’organes et de leur trafic aux Philippines, pays considéré comme le troisième le plus concerné au monde par cette problématique après la Chine et l’Inde. «A quiet life» nous immerge dans la vie d’un repenti de la Comora converti en restaurateur dans une bourgade de Francfort. Son passé ressurgit quand il reçoit la visite de deux jeunes Italiens, parmi eux un fils qu’il avait abandonné.


Le court-métrage, la nouveauté du dixième FIFM
L’anniversaire de la dixième édition du FIFM est marqué par l’instauration d’une nouvelle compétition dédiée exclusivement aux courts-métrages d’étudiants issus des quatre écoles nationales du cinéma. Cette compétition, dotée de 300.000 DH, se tient lundi 6 décembre. Y participent 14 films issus d’une sélection de 52 courts. La présidence de cette compétition a été confiée au réalisateur et scénariste allemand Volker Schloendroff qui a remplacé au dernier moment l’actrice Sigourney Weaver.

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