Parcours d’un étalon

La Banque centrale populaire est créée le 2 fèvrier 1961 sous forme de Société Coopérative à Capital Variable. C’est un organisme faisant partie du Crédit populaire du Maroc, le CPM, qui regroupe aussi les 11 Banques populaires régionales. Depuis la deuxième moitié des années 90, cette banque, qui fait prévaloir aujourd’hui son leadership en tant que premier portefeuille clients et premier partenaire des PME-PMI, a amorcé une longue mue. Avec des succès comme le délicat passage d’une société de coopérative à une société anonyme à conseil d’administration, en vertu de l’article 16 de la loi N° 12-96.
Avec la promulgation de cette loi portant réforme du CPM, le tour de table de la BCP a connu des changements opérés en trois étapes. Tout d’abord, en 2001, un transfert d’office à la valeur nominale en faveur de l’Etat des parts des actionnaires excédents 5% du capital social. C’est ainsi que Bank Al Maghrib, la CDG, la SNI et la CNCA ont baissé leur participation à 5% en cédant respectivement l’excédent à l’Etat à la valeur de 100 dirhams l’action.
La deuxième étape intervient en 2002 quand l’Etat céde aux BPR (Banques populaires régionales), 21% du capital de la BCP avant la fusion absorption de la SMDC, soit 1. 208. 610 de titres. En outre, dans le cadre de la transformation de la BCP en société anonyme, les actionnaires ayant opté pour le maintient de leur participation (cas de la CDG, de la BMCE et de la CNCA) dans le capital de la BCP ont payé une prime conformément à la loi 12-96. Enfin l’année 2002, troisième étape, voit la fusion- absorption de la SMDC.
L’introduction, ce 21 juin, de 20% du capital de la BCP en Bourse sous réserve qu’aucun institutionnel ne puisse détenir plus de 5% du capital, animera certainement le marché, chose que n’avait pas pu réaliser Abderrahmane Saaidi, alors ministre et qui pensait redonner du tonus à la Bourse par les bons de privatisation. Toute la place se rappelle ce qui s’en est suivi : retrait des BDP en catimini suite à une retentissante suspension à la cote, le 7 décembre 1997, au grand dam de quelques gros porteurs, institutionnels notamment, qui ont trinqué, laissant au Trésor le soin de rembourser 1 milliard de dirhams aux détenteurs de ces bons.
Cette petite mésaventure avait jeté le voile sur les futures opérations de privatisations dont celles de la BCP qui a opté en 1999 pour la privatisation, c’est à dire une ouverture du capital vers le privé selon la loi 39-89 sur le transfert des établissements vers le privé. Une option qui s’est avérée payante.

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