Parlement au féminin : Douze femmes en première ligne

Parmi les 50 députés qui devront animer les débats à la Chambre des représentants, il y a 12 femmes parlementaires. Dans les 34 sièges réservés aux élues au Parlement, c’est à peu près le tiers qui attirera les feux de la rampe. Parmi ces 12 citoyennes marocaines, il y a quatre femmes qui ont été élues sur la liste locale. Il s’agit de Yasmina Baddou du parti de l’Istiqlal, Latifa Jbabdi de l’USFP, Fatna El-Khiel du Mouvement populaire (MP) et Fatiha Layadi sur la liste sans appartenance politique de Fouad Ali El-Himma. Yasmina Baddou est la plus célèbre d’entre elles. La secrétaire d’Etat chargée de la famille, de la solidarité et de l’action sociale a été reconduite à la tête de la circonscription de Casablanca-Anfa. La fille de Abderrahmane Baddou, membre du comité exécutif du PI, ex-ambassadeur et ancien secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, est habitué aux débats cathodiques.  Des sorties médiatiques, Bassima Hakkaoui, elle aussi, en sait beaucoup de chose. Parlementaire du Parti de la justice et du développement (PJD) et présidente de l’Organisation pour le renouveau de la conscience féminine (ORCF), Mme Hakkaoui déborde d’énergie. La députée islamiste sera donc encore une fois sous les feux des projecteurs. Parmi les habituées aux arcanes de l’hémicycle, il y a aussi deux femmes représentant la formation politique de Mahjoubi Aherdane. Il s’agit de Fatna El-Khiel et Halima Assali.
À Khénifra, Mme Assali se présente comme une députée qui se veut l’interprète des aspirations de cette région du Maroc. En 2002, lors des élections législatives, elle a été en seconde position sur la liste nationale du MP. Ceux qui connaissent de très près cette fervente militante savent qu’elle a été responsabilisée depuis son jeune âge. C’est ainsi qu’à peine 18 ans, la jeune épouse de Kaïdi Mohamed Amhroq s’occupe elle-même de la gestion de leurs exploitations agricoles. Depuis, cette battante s’est frayée petit à petit son chemin à côté des membres dirigeants de ce parti.
Également connue à la Chambre des représentants, Najima Thay-Thay Rhozali, ex-secrétaire d’État chargée de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle, qui a été écartée lors du deuxième gouvernement du Premier ministre Driss Jettou, représentera donc le parti de Mustapha Mansouri au Parlement. Mais, le Rassemblement national des indépendants (RNI) a opté pour ces législatives pour des profils business. Habituée désormais aux médias, Bouthayna Iraqi Houssaini, présidente de l’Association des femmes  chefs d’entreprises (AFEM), devrait s’illustrer dans des débats économiques. Idem pour sa consoeur présidente d’honneur de l’AFEM et directrice de la filiale marocaine de GFI Informatique. C’est donc en brandissant une rose que Saloua Karkri fait son entrée, pour la première fois, à l’hémicycle. Le parti de Mohamed Elyazighi sera également représenté par Aicha Guella, qui figurait sur la tête de sa liste nationale.  Élue sur la liste locale dans la circonscription Rabat-Océan, Latifa Jbabdi est plutôt connue dans le domaine de la protection de la femme et des droits de l’Homme. Parmi les nouvelles arrivées qui feront parler d’elles,  il y a Samira Koraïche. La députée Istiqlalienne a intégré le parti de Abbas El-Fassi en 1979. Pour sa part,  Gajmoula Bent Ebbi, membre du Bureau politique de la formation politique de Moulay Ismail El-Alaoui, est habituée aux polémiques politiques. L’ex-MP devrait également animer les débats parlementaires. Rendez-vous le premier vendredi du mois d’octobre prochain.

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