Partis politiques : 2012 sera-t-elle l’année du grand changement?

Partis politiques : 2012 sera-t-elle l’année du grand
changement?

Si la transition au sein du PAM s’est faite sans grands soucis, la succession dans les autres formations politiques pourrait se faire dans la douleur. Les premières contractions commencent déjà à se sentir, notamment à l’USFP (Union socialiste des forces populaires). De nombreux candidats se positionnent pour succéder à Abdelouahed Radi. Selon une source au sein du conseil national de l’USFP, trois candidats, tous membres du bureau politique, émergent du lot. Il s’agit de Habib El Malki, Driss Lachgar et Abdelhadi Khairat. Joint au téléphone, ce dernier se montre discret. «Il faut  d’abord connaître la date du prochain congrès. Ce dernier devrait avoir lieu à l’automne prochain au plus tard. Si je brigue le poste de premier secrétaire j’annoncerai certainement au moment venu ma candidature», affirme Khairat, député et directeur de publication du journal du parti. L’USFP qui ne parvient plus à trouver sa place de leader sur la scène politique a choisi de rallier les rangs de l’opposition depuis les dernières Législatives tout comme le RNI (Rassemblement national des indépendants). Le parti de la colombe connaît une situation similaire. Il devra tenir bientôt un congrès pour renouveler ses instances. L’ex-ministre des droits de l’Homme, Mohamed Aujjar, affirme que «les préparatifs ont atteint un stade avancé». Mais un flou total entoure toujours l’identité des candidats en course pour la présidence du parti. Si l’ancien ministre de l’économie et des finances Salaheddine Mezouar demeure le principal candidat à sa propre succession, les pronostics ont été relancés ces derniers jours. Des informations donnent l’actuel président sur le départ. Sa destination? Il serait pressenti pour un poste de responsabilité dans une institution financière internationale aux Etats-Unis. Il faut dire que Mezouar est de plus en plus critiqué par des cadres du RNI, notamment après les dernières élections. «M. Mezouar a été élu à la présidence du parti sur la base d’un programme de réforme. Si le président estime qu’il est incapable de mener à bien cette réforme, il doit dans ce cas-là démissionner de ses fonctions», affirme un membre du comité central. La situation est d’autant plus sensible que le président a dû faire face ces derniers mois à une série de démissions. Pour sa part, l’Istiqlal, deuxième force politique au Parlement, traverse également une zone de turbulences. Longtemps réputé pour la rigueur et la discipline de ses troupes, le parti semble aujourd’hui divisé sur l’identité du successeur de Abbas El Fassi. A ce jour, Abdelouahed El Fassi est le seul membre du bureau exécutif à avoir confié à son entourage son intention de briguer le poste de secrétaire général. Mais le fils de Allal El Fassi sait qu’il sera en concurrence directe avec d’autres figures du parti. Bien qu’ils ne soient pas encore des candidats officiels, ses concurrents les plus en vue sont Mhamed Khalifa, Mohamed El Ouafa, Karim Ghellab et Hamid Chabat. Pour Rachid Filali, membre du bureau exécutif de l’Istiqlal, «il faut que les candidats au secrétariat général du parti respectent les normes de toutes les élections démocratiques. A savoir que le candidat annonce  d’avance sa candidature, qu’il dispose d’un vrai programme faisant état d’une vision du parti,  d’un diagnostic des faiblesses, erreurs, points forts du parti et solutions qu’il préconise. Ainsi ce sont le programme et les idées du candidat qui doivent fédérer autour de lui, non pas seulement sa personne».

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