PJD : Le grand gagnant

Désormais, le parti des islamistes modérés est l’une des principales formations du paysage politique marocain. La percée impressionnante du PJD, avec 37 sièges, presque le triple des 14 députés qu’il avait dans la Chambre des représentants sortante, dénote l’émergence d’une nouvelle connotation électorale.
Selon Abdellah Baha, membre du PJD, vainqueur à la circonscription Rabat-Chellah, ces résultats sont loin d’être une surprise pour les militants du parti du Docteur El Khatib. «C’était à peu près nos prévisions.
Nous ne sommes pas surpris côté résultat. En revanche, nous nous félicitons en tant que Marocains pour la manière dont se sont déroulées les élections. Ce n’est pas facile de rompre avec le passé très encombré. Certes, il est impossible de passer d’un seul coup d’un environnement électoral affecté de tous les maux sous-développés à une totale transparence, mais le changement est plus que palpable. Les conditions de ce scrutin sont positives. Nous espérons seulement que cette orientation vers la réforme en général se concrétise dans l’avenir», explique M.Baha.
Toutefois, les résultats démontrent à quel point les candidats péjidistes ont couvert la carte géographique électorale. Au Grand Casablanca, Le PJD l’a emporté à Sidi Bernoussi Zenata, Moulay Rachid-Sidi Othman, Derb Soltane-El Fida, Aïn Chock-Hay Hassani, Aïn Sebaâ-Hay Mohammadi. Ils l’ont emporté également à la ville de Mohammédia. Dans la zone de la capitale, les circonscriptions envahies par les candidats du PJD sont : Rabat-Océan, Rabat-Chellah, Skhirat-Temara, Sala-Eljadida, Salé-ville puis Kénitra. Dans la zone nord : Nador-nord-ouest, Tanger-Asilah, Larache, Tanger Fahs-Béni Makada, Téouan, Boulmane. Dans la région de Fès : Fès-Jdid dar Dbibegh, Fès-ville, Zougha-Moulay Yaâkoub, Meknès-El Menzeh, Meknès-Ismailia. Se dirigeant vers le sud, on retrouve le PJD à la tête des circonscriptions suivantes : Safi-nord, Inzegane-Ait Melloul, Tiznit, et Taroudant-sud.
Selon le président du groupe parlementaire du PJD à la Chambre des représentants au Parlement sortant, «nous avons estimé que notre progression doit se faire dans les limites de la logique. Nous disposions de 14 membres dans l’ex-Chambre des représentants, le nombre actuel parle de lui-même quant à notre avancée. Il faut dire aussi que le scrutin par liste y était pour beaucoup, car il a coupé l’herbe sous les pieds des ténors de la corruption.
En fin de compte, ce qui importe le plus pour nous, c’est que notre pays soit le seul et le grand gagnant de cette opération». Toujours est-il qu’il reste encore du pain sur la planche avant la reconstitution finale de l’échiquier politique national.

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