Plainte de l’ASM contre les services secrets algériens : l’ONG dénonce des pressions en Espagne

"Suite à la plainte déposée la semaine dernière par M. Taoujni à Malaga contre les services de sécurité algériens en Espagne et l’ambassade d’Algérie à Madrid, cette dernière a entamé une campagne de pression par le biais de certains milieux espagnols sur M. Taoujni afin que la plainte soit retirée", affirme l’ASM dans un communiqué, dont la MAP a eu copie.

L’association, basée à Malaga (Sud de l’Espagne), relève que cette campagne de pression passe aussi à travers certains médias espagnols contactés dans ce sens par l’ambassade d’Algérie en Espagne.

"La réponse du président de l’ASM a été négative et maintient son déplacement à Alger avec des membres de l’association et des avocats dans les prochaines semaines pour déposer une autre plainte sur place" contre les services secrets algériens, ajoute l’ONG.

Vendredi dernier, l’ASM a affirmé avoir déposé une plainte auprès d’un tribunal de Malaga contre les services de sécurité algériens en Espagne et contre l’ambassade d’Algérie à Madrid, les accusant d’être "les commanditaires des deux agressions perpétrées ces derniers jours contre son président Mohamed Reda Taoujni, ainsi que pour menaces et intimidations".

M. Taoujni, accompagné de deux membres de l’ASM et de deux avocats se déplaceront à Alger dans les prochaines semaines "pour d’abord essayer auprès des autorités compétentes algériennes de comprendre pourquoi tant de haine envers l’ASM et essayer d’expliquer notre bonne foi et en cas de refus, avec la collaboration d’avocats algériens qui ont exprimé leur disposition à soutenir la démarche de l’ASM, déposer une plainte similaire à Alger", avait indiqué l’association.
Mardi dernier, le président de l’ASM a été victime d’une agression, perpétrée par "deux inconnus" à Malaga, la deuxième en l’espace d’une semaine.

Un rapport établi par des médecins de l’hôpital universitaire Carlos Haya de Malaga atteste que M. Taoujni souffre de graves lésions au niveau de plusieurs parties du corps.
Suite à la première agression dont il a été victime le 21 mai, M. Taoujni a accusé "l’Algérie ou les amis du Polisario" d’être derrière cet acte condamnable.
En juin et septembre 2005, des délégations de l’ASM ont été maltraitées puis expulsées dès leur arrivée en Algérie où elles comptaient accomplir une mission humanitaire dans les camps de Tindouf dans le Sahara algérien, rappelle l’association.

En septembre dernier, une délégation de l’ASM qui s’est présentée à l’ambassade algérienne à Madrid pour "demander de manière civilisée le pourquoi de cet acharnement incompréhensible et inadmissible envers l’ASM de la part d’un "pays frère", a été menacée par le chargé des affaires politiques qui a crié "ne nous sous estimez pas "vous allez voir" avant de l’expulser de l’ambassade".
L’ASM, une ONG constituée essentiellement de militants sahraouis défendant la marocanité du Sahara comme partie intégrante du Royaume du Maroc, dénonce aussi "l’acharnement des autorités algériennes, toujours à travers leur ambassade à Madrid", après une initiative de l’association d’envoyer quatre tonnes d’aide humanitaire à leurs compatriotes marocains d’origine sahraouie, victimes d’inondations dans les camps de Tindouf, dans le sud-ouest algérien.

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