Plus d’un tiers des marocains pas informés de la promulgation du code de la famille

"En effet, 35 % des enquêtés ne sont pas informés de la promulgation du nouveau code de la famille" a indiqué le Haut commissaire au plan, M. Ahmed Lahlimi lors d’une conférence de presse, précisant que le pourcentage est plus élevé pour les ruraux (45 %) que pour les citadins (28 %).

L’enquête, intitulée "la femme marocaine sous le regard de son environnement social", explique ce constat par "un véritable déficit d’informations".
"Si la disposition relative au divorce judiciaire avec présence obligatoire rencontre la faveur de la quasi-totalité des enquêtés (92 %), celle relative à la possibilité pour la femme de se marier sans tuteur pose un problème pour une proportion importante, elle n’est approuvé que par 23 %", relève l’enquête.

Selon cette étude, si globalement les femmes adhèrent plus volontiers au nouveau code de la famille, elles sont majoritairement réticentes vis-à-vis de la disposition concernant la levée de l’obligation du tuteur lors du mariage (71 % contre 75 % pour les hommes).

Parmi les thématiques qui focalisent l’intérêt de cette étude, on peut citer la liberté vestimentaire de la femme, le mode de disposition par la femme de son revenu, l’accès égalitaire des hommes et des femmes à l’instruction, au travail et à plus grand espace pour la femme dans la gestion des projets économiques.

En matière d’accès des femmes au marché du travail, l’enquête souligne la persistance de motivations liées à des convictions ou à des positions. C’est ainsi que 24 % des Marocains sont défavorables au travail des femmes, 77 % parmi eux considèrent que "la place des femmes est au foyer" et 18 % que leur accès au travail concurrencerait celui des hommes.
Dans une déclaration à la MAP à l’issue de cette rencontre, M. Lahlimi a affirmé que l’évolution que connaît la situation de la femme marocaine ainsi que le regard de la société envers elle sont liés à la modernisation des structures économiques et sociales, mais également à la persistance des us et coutumes de notre société.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *