Polémique autour d’une chanson raciste de policiers de Sebta

L’indignation des Musulmans de Sebta a été à son comble, d’autant plus que cette chanson ouvertement raciste, composée par un policier local, a obtenu le premier prix des meilleures paroles et meilleur déguisement au cours de cette manifestation.
L’un des extraits de la "chanson" disait: "J’ai ouvert le livre des animaux/Pour voir si les Turcs sont des animaux rationnels/J’ai vu que ces gens et les bovins sont pareils/Et je n’ai plus eu de doute:/Ce sont bien des animaux". A Sebta, les Arabes et les Musulmans sont assimilés aux turcs. Dans un autre couplet de la même veine odieuse, l’auteur et les chanteurs disent avoir envie d’être "vétérinaires" parce qu’à Sebta, il y a assez "de veaux pour bien gagner sa vie" , dans une allusion à la population musulmane.

Après d’autres passages vulgaires, ils en viennent à regretter l’Holocauste: "Hitler a mal fait" en tentant d’exterminer les juifs au lieu des Musulmans. Par sa faute, dit encore ce texte d’un acharnement sans précédent: "je me trouve Ici désarmé et en train de tendre la joue" (aux arabes), Mais "je préfère mourir debout que de vivre à genoux", dit la chanson en paraphrasant le célèbre slogan du révolutionnaire Che Guevara.
Le Président du parti de l’Union des Musulmans de Sebta, M. Mohamed Ali, a appelé à une réaction "civilisée et pacifique" à la "chanson" aux paroles haineuses et racistes entonnée par des policiers dans "la ville marocaine occupée" de Sebta et assimilant les Musulmans à des animaux.

Dans un entretien à l’hebdomadaire hispanophone "la Manana", publié dans son édition du 15 au 21 mars, M. Mohamed Ali a cité comme exemple de cette "réaction civilisée" celle enregistrée au Maroc suite à la publication par un journal danois de caricatures blasphématoires du Prophète Sidna Mohammed, qualifiant le Royaume de "modèle" à cet égard.

Il a fait état à ce propos de l’organisation, vendredi prochain, d’une autre manifestation de protestation, après celle organisée le 10 mars à Sebta au cours de laquelle des milliers de Musulmans sont descendus dans les rues pour dénoncer l’acharnement raciste contre les Musulmans du préside occupé lors d’un festival organisé récemment.

L’Union Démocratique Sebtie, qui compte trois députés musulmans à l’assemblée locale, a décidé de poursuivre en justice les auteurs de ce texte raciste, dénonçant une "apologie du génocide, xénophobie et racisme".

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