Polisario : Camouflets en série

Le retour de Hammatti Rabbani, ex-haut responsable du Polisario et plusieurs fois ministre, au Maroc n’est pas une première du genre et ne sera sûrement pas la dernière au vu de la situation à Tindouf et des mercenaires aujourd’hui à découvert.
L’appel de Feu Sa Majesté Hassan II, souvenons-nous, a eu son effet qui se perpétue aujourd’hui avec Sa le Roi Majesté Mohammed VI. La Patrie, clémente et miséricordieuse envers ceux de ses enfants égarés, accueille toujours ceux qui arrivent à déjouer le quadrillage imposé aux camps.
Difficile de citer tous les ralliés, mais il suffit de rappeler les noms de quelques-uns d’entre eux dont le retour a été un coup dur à Abdelaziz et les siens. Dans les années 1980, soit plus d’une décennie avant le cessez-le-feu, ce seront Omar Hadrami Mohamed Ali et Brahim Hakim. Le premier était le premier responsable de la sécurité militaire du Polisario. Pas moins. Le deuxième, plusieurs fois ambassadeur, a occupé le poste de « ministre des Affaires étrangères » de la RASD. Ce sera le cas également pour Lahbib Ayyoub, rentré au bercail en 2002, et qui avait les commandes de la septième zone militaire, l’une des plus grandes.
En évoquant cette hémorragie, l’on ne saurait omettre le nom de Mostafa Elbouh, plus célèbre par le surnom de « Barazani » et qui n’est autre qu’un membre fondateur du Polisario et ex-directeur de la radio de la RASD. Ce « secteur » de l’information dont était issu également Maa Elaïnine Mrabbih Rebbo, rentré dans les années 1980.
Pendant cette même période, Noureddine Bilali laissera tomber les « chancelleries » du Polisario et son dernier poste d’ambassadeur à Damas.
Ce sera le cas également pour El Bachir Eddekhil, une autre grosse « pointure » du Polisario et ex-responsable à Barcelone.
Les femmes sahraouies n’ont pas été en reste. Gajmoula Bent Abi, actuelle députée, ne saurait être l’arbre qui cache la forêt. Responsable de l’union féminine du Polisario, elle décide un jour de tout planter et de revenir parmi les siens. Ironie des choses, Kalthoum Elkhayyat, celle qui lui a succédé, fera de même il y a juste deux ans.
Plus symbolique encore aura été le retour, récemment de Soukaïna Bent Loud, veuve de Mohamed Khatri Ould Saïd El Joummani. Depuis près de deux semaines, cette femme de 81 ans a pu retrouver sa patrie et sa famille après trente ans de séquestration. En attendant le reste. Ou que l’Algérie ait le courage un jour de « conseiller » à son protégé de lever le blocus imposé aux camps.

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