Pont aérien lundi pour rapatrier un millier de sénégalais et maliens

Par ailleurs, selon une ONG marocaine, plusieurs centaines d’émigrants africains à bord d’une trentaine de bus font route vers la frontière mauritanienne et se trouveraient à Guelmim, dans le sud-ouest du pays.

"Les rotations devraient commencer dans la matinée à partir de l’aéroport d’Oujda", a précisé la source du ministère de l’Intérieur.

Ces migrants, partis de chez eux il y a de longs mois, voire plusieurs années, ont été transférés dimanche en bus vers cette ville proche de la frontière algérienne. Beaucoup d’entre eux avaient été récupérés dans le désert où, selon eux, les autorités marocaines les avaient expulsés, sans eau, ni nourriture.

Ils sont installés dans deux centres situés dans le sud-ouest de la ville, l’un dépendant du secrétariat d’Etat à la Jeunesse et l’autre du ministère de la Culture.

Un journaliste de l’AFP a constaté qu’ils avaient reçu matelas, nourriture, et eau et avaient pu prendre des douches.

"Cela devrait commencer vers 10H00 (10H00 GMT) mais il y aura pour nos compatriotes des rotations, car l’avion mis à notre disposition ne compte que 140 places", a affirmé à l’AFP l’ambassadeur du Sénégal Ibou Ndiaye.

Selon lui, 317 émigrants sénégalais se trouvent déjà à Oujda et ils devraient être rejoints par 189 autres que les autorités marocaines ont arrêtés à Nador, ville marocaine à 12km au sud de l’enclave espagnole de Melilla, et 120 autres "qui se cachaient dans la forêt et que j’ai pu contacter par téléphone portable pour leur offrir ce rapatriement".

"Ils ont été conduits dimanche à Tanger, à 250 km au nord de Rabat et devraient rejoindre Oujda par bus dans la journée", a-t-il ajouté.

Pour sa part le Mali a dépêché lundi matin à Rabat, son ministre chargé des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine Oumar Hamadoune Dicko, qui doit rencontrer les autorités marocaines, a aindiqué à l’AFP, l’ambassadeur du Mali Moussa Coulibaly.

Selon lui, "sept bus transportant un demi millier de Maliens ont gagné dimanche Oujda et deux ou trois autres devraient arriver lundi. Le départ vers Bamako pourrait avoir lieu aujourd’hui ou mardi et se fera sur la base de l’identification et du volontariat", a-t-il dit.

En revanche, moins chanceux, plusieurs centaines de Camerounais, Nigérians, Ghanéens, Ginéens, Bissau-Guinéens, Togolais, sont conduits en bus vers la frontière mauritanienne, selon l’Association des Familles des victimes de l’immigration clandestine (AFVIC).

"Il y a 28 autobus avec dans chacun d’entre eux 60 à 100 personnes qui ont roulé toute la nuit vers le sud-ouest et se trouvent aux environs de Guelmim. Nous avons une équipe qui suit quatre de ces bus", a déclaré à l’AFP Hicham Rachidi, le directeur exécutif de l’AFVIC.

Un émigrant nigérian dénommé Georges, joint par téléphone portable, a affirmé que son bus était arrivé aux portes d’El Ayoun, chef-lieu du Sahara occidental.

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