Pour une position arabe commune

La réunion des chefs de la diplomatie des pays arabes devrait préparer l’ordre du jour du sommet des chefs d’État arabes organisé sous une surveillance sécuritaire corsée.
le sommet sera notamment axé sur plusieurs questions d’ordre politique et économique à leur tête la question palestinienne, le conflit arabo-israélien, l’initiative saoudienne sur l’avenir de la paix dans la région, la situation des relations entre l’Irak et le Koweït, la lutte contre le terrorisme international et la complémentarité interarabe.
À l’ouverture de la réunion, à laquelle participe le Maroc par une importante délégation conduite par M. Mohamed Benaissa, ministre des affaires étrangères et de la coopération, M. Mahmoud Hamoud, ministre libanais des affaires étrangères a prononcé une allocution dans laquelle il a souligné que les pays arabes, qui veulent « une paix et non une reddition », n’accepteront pas moins que de récupérer leurs droits conformément aux résolutions internationales. Les pays arabes qui ont fait de la paix un choix stratégique, n’ont jamais vu Israël depuis l’éclatement du conflit arabo-israélien prendre une initiative de paix mais plutôt que des actes belliqueux.
Le président de cette réunion préparatoire au sommet a également énuméré un certain nombre de points comme conditions arabes pour l’instauration d’une paix juste et globale avec les israéliens, à leur tête le retrait total d’Israël des territoires arabes occupés depuis 1967 et l’application des résolutions internationales y afférent notamment les résolutions 242 et 338 du conseil de sécurité.
Ces points portent également sur l’établissement d’un État palestinien indépendant avec Al Qods comme capitale, le retour des réfugiés, la libération des prisonniers arabes en Israël, l’engagement de l’État hébreux de dédommager les pays arabes et de livrer à ces derniers les cartes des mines implantées dans les territoires arabes tout en adoptant le principe de la terre contre la paix conformément à la déclaration de Madrid de 1991 et enfin le rejet des pays arabes de figurer sur les listes du terrorisme international.
Intervenant à son tour, le secrétaire général de la ligue arabe, M. Amr Moussa a souligné que le sommet de Beyrouth se tient dans une conjoncture extrêmement sensible que traverse le monde arabe qui affronte des défis majeurs menaçant son existence et son avenir, un avenir ou règnerait « une justice, une paix et un progrès ou un chaos général aux conséquences fâcheuses », a-t-il averti. Ces défis concernent les droits du peuple palestinien, les territoires arabes occupés depuis 1967 et les menaces d’attaque de pays arabes, de leur civilisation, leur culture et leur identité.
le sommet arabe doit donc apporter des initiatives pour redresser la situation et contrer les tentatives israéliennes visant les intérêts des pays arabes.

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