Présidentielles françaises : Le secret des urnes

Présidentielles françaises : Le secret des urnes

Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, Jacques Chirac … Pour qui le cœur des Français battra-t-il en avril prochain ? Entre les candidats déclarés, les candidatures potentielles et ceux qui ont d’ores et déjà abandonné la course vers la présidence, l’on ne peut que se perdre en conjectures. Une chose est néanmoins sûre : le premier tour des élections présidentielles aura lieu le dimanche 22 avril 2007 et le second tour éventuel se tiendra le dimanche 6 mai  vu que le mandat de l’actuel président de la République prendra fin le 16 mai à minuit. Autre fait avéré: la liste officielle des candidats ne sera publiée par le Conseil constitutionnel français que quelques semaines avant le premier tour après examen de leur candidature. Ces derniers doivent remplir certaines conditions, entre autres celle de recueillir au moins 500 parrainages d’élus provenant d’au moins trente départements. Il est donc parfaitement envisageable que certains candidats déclarés, dont Jean-Marie, Le Pen échouent à présenter une candidature valide. Pour le reste, seules les suppositions sont actuellement de mise. La plus importante concerne l’actuel locataire de l’Elysée. Jacques Chirac qui passe souvent ses fêtes de fin d’année dans le Sud du Maroc laisse planer le suspense. En juin et en juillet 2006, il avait annoncé dans des interviews télévisées qu’il ne révélerait ses intentions qu’au premier trimestre 2007. Il avait également tenu à préciser que le choix du candidat par l’UMP n’aurait aucune conséquence sur sa candidature. Exit, donc Nicolas Sarkozy. A moins qu’il n’arrive à terrasser, d’ici-là, ce vieux briscard de la politique qu’est Chirac. Survenant après la désignation des candidats du Parti socialiste et de l’UMP, la candidature de ce dernier serait un événement important qui  changera significativement la donne de l’élection présidentielle.
En effet, l’opinion publique Française s’est déjà projetée dans un duel Sarkozy-Royal. Du moins jusqu’ici, puisque l’actuelle pré- campagne électorale est non seulement épuisante, mais dangereuse. Avant de s’y risquer, Nicolas Sarkozy a certes volontairement adouci son ton, mais il a aussi lancé quelques piques à la candidate socialiste en particulier sur les dossiers internationaux. Ce à quoi cette dernière a répondu en effectuant sa première tournée internationale depuis son investiture comme candidate du PS.
A ce jour, le duel se fait donc à fleurets mouchetés, ce qui n’est pas très porteur puisque ça renforce la confusion dans les esprits. Les deux icônes de la politique seront donc peu ou prou appelés à sortir leur artillerie lourde. Est-ce le moment que le président Chirac attend pour entrer dans l’arène ?
De toutes les façons, il ménage ses forces comme il l’a toujours fait et comme cela lui a souvent réussi. Alors quel sera le prochain président français et quelles en seront les conséquences sur le Maroc ? D’aucuns seraient tentés de dire aucunes. N’ eussent les « mauvaises grippes », comme les appelait feu SM Hassan II et le fait que tout changement d’hommes induit nécessairement un changement de méthodes, l’on serait tentés de les croire.
Reste néanmoins  à savoir que jamais Paris et Rabat n’ont jamais dévié de l’axe stratégique de leurs relations bilatérales et qu’ils sont actuellement en phase de les renforcer et de les diversifier. En la matière, l’économie prime toujours sur la politique. 

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