Professionnelle jusqu’au bout

Journaliste professionnelle, femme communicative, Samira Sitaïl exerce son métier pour lequel elle a été formée. Sans états d’âme. C’est pour cela peut-être qu’elle fait l’objet depuis quelque temps d’une entreprise de démolition qui dégage des relents malsains.
Le poste de directrice de l’information qu’elle occupe depuis mai 2001, ne l’a pas volé. Elle le mérite de par son travail et ses qualités. D’abord une précision : «c’est Noureddine Saïl, directeur général de 2M, qui lui a proposé ce poste», explique Samira Sitaïl. Il est vrai que les deux personnes se connaissent depuis qu’ils étaient ensemble à la RTM. «C’est M. Saïl qui m’a parrainé plus tard pour rejoindre 2M», ajoute-t-elle. Samira Sitaïl ne s’est pas jetée sur la proposition du directeur général. Elle a demandé un délai de réflexion car le poste de directeur de l’information était à créer, dit-elle, surtout depuis le départ de l’ancienne équipe dirigeante. «J’ai décliné l’offre de M. Saïl qui a nommé à ce poste Najib Refaïf», déclare-t-elle. Homme de métier connu et reconnu, celui-ci a dû pour des raisons personnelles demander par la suite d’être déchargé de cette responsabilité. M. Refaïf est aujourd’hui rédacteur en chef du magazine Sur la 2.
Le poste de directeur de l’information devenu vacant, il fallait bien un remplaçant. M. Saïl animera cette direction pendant 6 mois avant de revenir à la charge. «On a discuté ensemble. J’ai posé mes conditions et on a élaboré ensemble une méthode de travail». Native des Hautes Seines, Samira Sitaïl a vécu et étudié en France. Bac de langues à 18 ans, titulaire d’une licence en anglais, Samira Sitaïl a suivi en parallèle des études de réalisations audiovisuelles, spécialité journalisme télévisé. “ J’ai eu la chance d’intégrer plusieurs rédactions françaises, TF1, Canal Plus, Antenne 2 où j’ai ppris les techniques du métier“, dit Samira Sitaïl. C’est à l’âge de 23 ans, à l’occasion de vacances dans son pays natal, qu’elle est embauchée par la télévision marocaine où elle présentait les JT et faisait du reportage. C’est dans la chaîne de Aïn Sebaâ que Samira Sitaïl donne la pleine mesure de son talent. 2M, première télé privée lancée en 1987 à l’initiative de l’ONA, a besoin de compétences pour s’installer. La nouvelle recrue commence par faire le journal en Off.
Petit à petit, elle acquiert de l’assurance, en impose par son éloquence et sa rigueur. C’est tout naturellement que cette franco-marocaine a été appelée à prendre du grade. Samira Sitaïl devient une vedette télé avec l’émission «L’homme en question», dont elle est l’initiatrice du concept. Quelques années plus tard, elle innove en animant uns autre émission, intitulée «À bout Portant». «Cette émission a traité plusieurs problèmes considérés alors comme tabou», explique notre journaliste. À bout Portant a abordé également des sujets d’actualité chaude comme l’affaire Omar Raddad et l’affaire Benabderrazik. Le dernier programme télévisé de Samira Sitaïl, avant de prendre la direction de l’information, aura été «Pour tout vous dire» où elle invitait sur le plateau des personnalités de divers horizons à s’exprimer sur un sujet d’actualité qui les concerne. Dans toutes les émissions qu’elle a eu à diriger, Samira Sitaïl, a toujours associé les journalistes de la presse écrite comme questionneurs et animateurs du débat. Certains d’entre eux s’acharnent aujourd’hui sur elle.

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