Quand l’Algérie tuait les Polisariens

Un document remontant à 1975 (publié par Al Moharrir le 14 octobre de cette même année) montre comment Alger n’a pas hésité à perpétrer une boucherie contre une quarantaine de "combattants" du Polisario qui ont découvert un complot qui se tramait entre l’Algérie et l’Espagne. Ce document, envoyé à l’époque à l’ONU, précise que 37 membres du "groupe Lagouira" du Polisario avaient été arrêtés à Tindouf et exécutés avant d’être délaissés aux environs de la ville de Smara, dans la localité dite "El Farsiss". Quand le crime avait été découvert, les cadavres des 37 exécutés avaient été défigurés par les loups, lit-on dans ce document.
Les leaders du "groupe Lagouira" avaient découvert que l’Algérie noyautait les rangs du Polisario avec des éléments de la police algérienne qui débarquaient à Tindouf dans les camions du ministère de l’Irrigation. Ces derniers étaient présentés comme étant des Sahraouis et le but était, selon le document, de préparer la mainmise d’Alger sur le Sahara selon un accord secret entre l’Algérie et l’Espagne franquiste.
Cet accord stipulait que l’Espagne allait céder les infrastructures et équipements militaires installés au Sahara à une entité sahraouie sous tutelle militaire algérienne. En contrepartie, l’Espagne, en vertu des accords entre les deux parties, continuerait à exploiter les ressources du Sahara sous couvert de sociétés mixtes.
A l’époque, Alger préparait déjà sa mainmise sur le Polisario qu’il noyautait avec des éléments de sa police recrutés notamment à Skikda. Les membres du "groupe Lagouira" avaient découvert la supercherie. Trente-sept d’entre eux l’ont payé de leurs vies.
En 1975, Abdelaziz Bouteflika était déjà au service d’un régime qui voulait un état sahraoui à ses bottes. Plus de trente ans après, Alger nourrit toujours les mêmes desseins et tire les ficelles de la marionnette Mohamed Abdelaziz.
Le document envoyé à l’ONU par le "groupe Lagouira" avait été remis à Abderrahim Bouabid lors d’un passage à Dakar.

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