Quatre sièges à briguer lors des élections législatives à Oujda : Cinq favoris et deux outsiders

Ce qui caractérise la campagne électorale au niveau de la préfecture d’Oujda–Angad pour les prochaines législatives c’est que plusieurs partis ont renouvelé leur confiance en des militants qui se sont déjà présentés lors des précédences échéances électorales ou sont déjà parlementaires. D’autres, par contre, ont placé en tête de leurs listes de nouvelles figures. C’est le cas du RNI qui a opté pour Yahia Sghiri, au détriment d’une pointure, Driss Houat, député d’Oujda et président de la Chambre de commerce. Sghiri est un pur produit du parti depuis déjà une vingtaine d’années, mais a toujours assuré des responsabilités dans l’ombre. Il a été choisi après moult tractations avec d’anciens routiers du parti. Il est connu comme orateur qui défend ses convictions avec un raisonnement qui puise sa logique d’idées avant-gardistes. De son côté, le PPS a fait confiance à un militant qui est passé par toutes les «classes préparatoires politiques» du parti. Mohammed Draouiri mènera la liste du parti du livre tout en bénéficiant de l’aval et du soutien d’anciens du parti. Chose qui n’était pas toujours facile pour un parti qui n’a brigué aucun mandat électoral à Oujda depuis l’indépendance. Draouiri assume la continuité du discours d’un parti qui a évolué avec le temps et qui s’est adapté aux nouvelles donnes de la politique nationale. Le Parti du renouveau et de l’éthique a présenté un universitaire connu dans les milieux à mouvance religieuse et universitaire : Noureddine Zaouch prône un discours modéré et compte donner une nouvelle impulsion à un parti qui se cherche au niveau de la préfecture d’Oujda-Angad. Fera-t-il mieux que le secrétaire général du parti lors des dernières élections ? Quant au PAM, il a opté pour un jeune industriel, Abdenbi Baioui, un candidat qui a bénéficié de l’aval au niveau central de son parti et ce, en dépit de quelques réticences sur le plan local. Un homme d’affaires confirmé qui doit batailler pour faire partie des quatre élus qui représenteront Oujda au prochain Parlement. Il n’est pas le seul homme d’affaires à se présenter, puisque l’UC a lui aussi fait confiance à un autre homme d’affaires : Sid Ahmed Kerfati. Quant aux PI et l’USFP, ils ont renouvelé leur confiance à Omar Hjira, l’actuel président de la commune urbaine d’Oujda et parlementaire de la même circonscription, et Mohammed Abid, un député qui a échoué lors des dernières élections mais qui compte redorer le blason du parti de la rose. Abid qui compte déjà une expérience parlementaire (2002-2007) est appelé à convaincre les faucons du parti à le soutenir surtout qu’ils ne l’ont pas aidé lors des élections de 2007. Quant à Hjira, qui semble réussir tout ce qu’il entreprend politiquement, même s’il bénéficie des pronostics électoraux, il ne doit pas dormir sur ses lauriers. La campagne sera rude avec cinq favoris et deux outsiders. Cela dit, le fait marquant de ces élections est la candidature de Lakhdar Haddouch, au nom du Mouvement populaire. L’actuel président du conseil préfectoral d’Oujda-Angad et parlementaire a été condamné par le tribunal de première instance dans l’affaire déclenchée par les rapports de la Cour des comptes inculpant quatre conseillers communaux d’avoir délivré des attestations administratives sans fondement légal. Haddouch qui a été condamné par la première instance a fait appel auprès de la Cour de cassation. Pour le moment, il peut se présenter aux élections (a expliqué son avocat maître Salima Faraji) mais en cas de confirmation de la condamnation par la Cour de cassation, il perdra son immunité et son siège en cas de son élection le 25 novembre.

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