Quel entraîneur pour le onze national ?

Quel entraîneur pour le onze national ?

Un Ramadan des plus animés pour les amateurs de football dans notre pays. Qui succédera à Zaki à la tête de l’équipe nationale de football ? C’est la question qui taraude l’esprit de plus d’un. C’est l’occasion également pour la presse spécialisée de spéculer sur le nom de celui qui tiendra les rênes des Lions de l’Atlas lors de leur prochaine sortie, les phases finales de la Coupe d’Afrique des Nations en Egypte.
Après l’annonce la semaine dernière de l’acceptation de la démission de Badou Zaki, en charge de la direction technique des Lions de l’Atlas depuis son parcours éliminatoire pour la CAN 2004, plusieurs noms ont été contactés à cet effet. Une première liste contenant une vingtaine d’entraîneurs, français pour leur majorité (la Fédération royale marocaine de football disposant d’une convention de partenariat technique avec la fédération française) a d’abord été dressée. Y figuraient notamment des coaches comme Dider Deschamps, ancien entraîneur de l’AS Monaco, avec laquelle il a joué une finale de la Ligue des Champions et Henri Michel, entraîneur des Eléphants de Côte d’Ivoire, qualifiés pour la première fois au Mondial et premier adversaire des Lions de l’Atlas au Caire le 21 janvier 2006.
Cette première liste comportait également le nom d’Oscar Fullone, un habitué des directions techniques du Raja et du WAC ainsi que Walid Halidovic, ancien entraîneur du Raja et du PSG. Mais c’est vraisemblablement Philippe Troussier, le «mage blanc», qui est le grand favori. Le Français est un homme qui connaît très bien le Maroc depuis son passage au Fath de Rabat, ville où d’ailleurs il a acquis un domicile. Troussier est en outre un fin connaisseur du football africain. En témoignent ses nombreux postes à la tête des équipes nationales du Continent noir, au Sénégal avec les Lions du Teranga et en Afrique du Sud avec les Bafana Bafana. A ceci s’ajoute bien évidemment son beau parcours avec la sélection japonaise lors de la Coupe du monde 2002. Tout cela a l’air de séduire les membres du bureau fédéral. «Il faudrait que tout soit prêt pour la date fatidique du 21 janvier prochain. Il ne nous reste plus que moins de trois mois et nous avons grandement besoin d’un entraîneur qui connaît très bien le football marocain et africain», explique un membre fédéral. Et pour mener à bien cette mission, le Bureau fédéral a préconisé une option, celle de faire seconder le sélectionneur étranger choisi par un technicien national de référence, M’hamed Fakhir en l’occurrence. «C’est ce qui serait certainement retenu. Fakhir a un CV qui fait honneur à tout entraîneur marocain. Avec son expérience, ses connaissances techniques et sa parfaite maîtrise du championnat marocain, il ne pourrait être qu’un atout», souligne un autre membre, toujours sous le signe de l’anonymat. Mais le hic de l’histoire, parcequ’il faudrait bien qu’il en est un, est en rapport avec les prétention salariale de Philippe Troussier. Rappelez-vous en 2003, après le départ du Portugais Umberto Coelho, le Français avait des prétentions salariales atteignant les 570.000 DH mensuels. A l’époque, la FRMF a préféré confirmer Badou Zaki dans son poste pour un salaire de 150.000 DH par mois. Concernant ce que Troussier a exigé comme salaire pour prendre en charge les Lions de l’Atlas, aucune information n’a filtré. Seule information reçue, mais qui n’a pu être vérifiée, c’est que le «mage blanc» serait en négociation avec une autre équipe nationale africaine, qualifiée pour sa part au Mondial allemand.  En marge de ces négociations menées pour trouver la perle rare, une activité a fleuri, celles des différents intermédiaires dont les appétits se sont aiguisés. Des «managers » de coaches, à l’image de ceux des joueurs, qui peuvent faire monter ou baisser la cote d’un postulant avec à la clé bien évidemment une petite commission prélevée sur le salaire de l’entraîneur choisi. Ce sont là des pratiques très répandues dans le milieu de notre football, que ce soit au niveau des équipes du championnat national ou celui de la sélection nationale. Un marché très prisé, très organisé également et qui fait le bonheur  de beaucoup de «dirigeants», sauf peut-être de celui du football national.

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