Quel transport en commun pour Casablanca ?

Casablanca est bel et bien la métropole du Maroc qui concentre le plus de problèmes. En effet, la plus grande ville du Royaume est la première zone portuaire avec 60% des échanges commerciaux et la première place financière avec 30 % du réseau bancaire. Côté industrie, elle est également en pole position avec 38 % des établissements industriels, 50 % de la valeur ajoutée et 48 % des investissements. La métropole emploie 46 % de la population active du Maroc.  Ces statistiques, tirées du site Internet de Casablanca (www.casablanca.ma), montrent et démontrent l’importance de cette ville dans l’économie du pays.
Pour renforcer sa position, les responsables ont décidé de lancer une série de chantiers, dont le transport. Le plan de déplacement urbain (PDU) se veut ainsi une locomotive pour la ville. En montrant du doigt ce qui ne marche pas dans ce secteur, cette étude dévoile, pour la première fois, l’état des lieux. C’est ainsi que le diagnostic établi par le PDU annonce un retour vers la marche. En effet, l’on a constaté une «prépondérance de la marche à pied» avec 54 % en 2004 contre 51 % en 1976. Les rédacteurs de cette étude ont épinglé les taxis. Petits ou grands, l’utilisation de ce moyen de transport se caractérise par «une insécurité due à la vétusté des véhicules et au manque de professionnalism». Toutefois, les taxis assurent 50% des transports collectifs. Le PDU intègre pourtant des visions à moyen et long termes. En 2009, on prévoit, au pire, une saturation de l’offre actuelle de stationnement avec un accroissement du taux de motorisation et de l’usage des voitures particulières ; et au meilleur une moindre utilisation de ces voitures. À l’horizon 2019, le scénario alarmiste prévoit une situation «catastrophique» pour les ménages non motorisés avec l’actuel mode de fonctionnement des transports collectifs. La vision optimiste annonce, quant à elle, l’arrivée de nouveaux moyens de transport. Une ligne RER reliant l’aéroport Mohammed V au centre-ville. Un métro entre Hay Essalama et le centre- ville, suivant l’axe du boulevard Mohammed V. Trois lignes de tramway en plus d’un réseau complémentaire de bus. Les élus devront opter pour l’un de ces scénarios. Ils trancheront en avril 2006. Une chose est sûre, les Casablancais rêvent tous d’un transport en commun confortable et de qualité.

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