Qu’est-ce qu’elle a ma terre?

S.M le Roi Mohammed VI devait arriver dimanche en fin d’après-midi à Johannesburg où le Souverain doit prendre part aux travaux du Sommet mondial sur le développement durable. La délégation accompagnant le Souverain à Johannesburg est composée de Mohamed Benaïssa, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Zoulikha Nasri, conseiller de S.M. le Roi, Mohamed Elyazghi, ministre chargé de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Environnement, Fathallah Oulalou, ministre de l’Economie, des Finances, de la Privatisation et du Tourisme, Ismaïl Alaoui, ministre de l’Agriculture, du Développement rural et des Eaux et forêts, Mustapha Mansouri, ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Energie et des Mines, Bouamor Taghouane, ministre de l’Equipement, Talal El Ghoufrani, ambassadeur du Maroc à Johannesburg ainsi que d’autres personnalités.Le Rapport national d’évaluation du programme «Action 21» est élaboré conformément aux directives de l’ONU relatives aux évaluations faites par les Conseils nationaux du développement durable (CNDD) dans le cadre du processus «Rio+10».
A Rio, en 1992, la conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) avait estimé que le concept du développement durable était le thème central du programme «Action 21» adopté lors de cette même conférence. Une première évaluation des progrès réalisés dans le cadre de ce programme a eu lieu à New York en 1997 (Rio+5). Ce rapport est une synthèse des progrès réalisés au Maroc en matière de protection de l’environnement et du développement durable. Une synthèse qui fait ressortir les acquis, les points forts et les points faibles des politiques et programmes nationaux ainsi que les contraintes à la concrétisation des objectifs du programme «Action 21».
Le Rapport national, basé sur l’analyse des réalisations du Maroc en matière du développement durable depuis la CNUED de Rio, est structuré en cinq chapitres, à savoir les stratégies nationales de développement durable, les approches d’intégration et de participation, les questions critiques nationales, l’éducation, la formation et la sensibilisation du public, et les perspectives d’avenir. Selon le rapport, le Maroc pourrait, à moyen terme, dépasser les contraintes actuelles et assurer un développement durable à la hauteur des ambitions de ses citoyens et ce, grâce à l’engagement des forces de la société, les compétences et les atouts dont dispose le pays, et compte tenu du nouvel esprit de solidarité qui sera instauré par le Sommet de Johannesburg. Le Maroc a également élaboré un Plan d’Action National pour l’Environnement (PANE), qui est le couronnement d’un processus entamé au lendemain du premier sommet de la Terre tenu à Rio de Janeiro en 1992 et ce, dans le cadre d’une coopération internationale multilatérale avec le soutien du Fonds des Nations Unies pour les habitants et le programme des nations unies pour le développement (PNUD).
Pour mémoire, le 12 juin 1992, SM le Roi Mohammed VI, alors Prince héritier, avait souligné devant le Sommet de Rio que «quoi qu’il en coûte, le principal objectif doit être de résoudre de manière intégrée les problèmes globaux occasionnés par l’épuisement des ressources, les tensions démographiques, les contraintes écologiques et les impératifs du développement en tenant compte des progrès enregistrés par la science et la technique au service de l’épanouissement de l’Homme». Le PANE s’est fixé pour objectif l’élargissement des options de développement du Maroc et leur pérennisation pour les générations futures. Cet objectif suppose la sauvegarde du cadre de vie des populations, la protection et la fructification des ressources par une meilleure gestion des rapports entre la population et le milieu.
Parallèlement, il s’agit, sur le plan économique, de permettre la gestion rationnelle des ressources naturelles, la réduction des coûts de dégradation du milieu naturel et des ressources naturelles, la promotion d’une industrie compatible avec les objectifs de la protection de l’environnement, la conservation des ressources halieutiques nationales, la pérennité de l’activité économique et la valorisation économique de l’environnement par la création d’emplois et la génération de revenus. Le Rapport national d’évaluation du programme «Action 21» et le programme d’action national pour l’environnement (PANE) ont été élaborés par le ministère de l’Aménagement du territoire, de l’urbanisme, de l’habitat et de l’environnement.

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