Rachid Roukbane : Un travail «invisible» se fait en commissions

Rachid Roukbane : Un travail «invisible» se fait en commissions

ALM : Avec une seule proposition de loi adoptée pour l’instant et 12 autres projets de loi, le bilan de la session d’octobre est jugé faible. Qu’en pensez-vous ?
Rachid Roukbane : Tout d’abord, je ne pense pas que la session d’octobre sera clôturée aujourd’hui avec l’adoption d’une seule proposition de loi. D’ailleurs, trois projets de loi seront soumis au vote avant la clôture. Il faut, par ailleurs, préciser que les propositions et les projets de loi transitent d’abord par les commissions parlementaires compétentes.
Le plus gros du travail se fait en commission avant la soumission des textes aux séances plénières. Globalement, nous travaillons avec un rythme rapide mais qui est loin d’être hâtif. Dans ce sens, on ne pourrait pas procéder à l’évaluation du rendement du Parlement uniquement sur la base du nombre des lois adoptées au cours d’une session. Il faut également donner plus d’importance à l’aspect qualitatif des lois adoptées ou proposées.
 
On reproche souvent aux parlementaires de ne pas prendre l’initiative. Les députés sont-ils aussi responsables que le gouvernement dans cette situation ?
Les différents groupes parlementaires prennent de plus en plus l’initiative. Notre groupe a déposé au cours de cette session cinq propositions de loi concernant notamment la lutte contre la corruption, les microcrédits pour les agriculteurs, la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants et la promotion des droits des personnes handicapées. D’autres groupes ont également déposé des propositions. Mais encore une fois, tous ces textes sont toujours au stade de l’étude par les commissions parlementaires.

Est-ce que vous ne pensez pas que les divergences et le manque d’homogénéité au sein de la majorité sont l’une des causes ?
Il ne faut pas oublier que le gouvernement est formé par quatre partis politiques qui ne peuvent devenir en aucun cas un seul parti. Il est donc tout à fait normal que des divergences apparaissent en cours de route. Certes, les composantes de la majorité sont signataires d’une charte gouvernementale, mais chaque formation garde sa propre philosophie et référentiel idéologique.

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