Réactions

Lahcen Madih du parti du Centre social : «Il y a encore des personnes qui attendent de connaître la vérité»
«Pour ce qui est des recommandations de l’IER, cela concerne tous les Marocains et pas seulement les personnes qui ont subi un préjudice. Il y a certains dossiers qui sont en suspens. Il y a encore des personnes qui attendent de connaître la vérité et d’avoir des informations sur les personnes disparues durant les années de plomb. La réconciliation ne sera définitivement établie que si toutes les parties assument leur responsabilité dans ces dossiers. Il faut tourner la page dans les plus brefs délais et de manière définitive».

Mohamed Ansari du parti de l’Istiqlal : «Il est difficile de mettre en œuvre toutes les recommandations»
«Tout d’abord, il faut souligner que l’IER est un acquis majeur pour notre pays. Les recommandations de cette instance sont importantes et ont permis à notre pays de dépasser une période sombre. Les recommandations de l’IER sont un moyen. Il est difficile de mettre en œuvre toutes les recommandations de cette instance du jour au lendemain. Il faut donc du temps et la mise en œuvre se fera de manière progressive.  Il faut par ailleurs que les mentalités changent. Il ne suffit pas de modifier les textes de loi. Le changement des mentalités est nécessaire».

Mustapha Ramid du PJD : «L’Etat a la responsabilité de mettre en œuvre ces recommandations»
«Il y a une lenteur dans la mise en œuvre des recommandations de l’IER. Et non seulement une lenteur, mais aussi un éloignement de la voie tracée par l’IER. Cette instance a été créée dans le but d’examiner les causes qui ont été à l’origine des violations des droits de l’Homme. Après cet examen, l’IER a émis des recommandations. L’Etat avec toutes ses composantes a la responsabilité de mettre en œuvre ces recommandations. Le CCDH a pour mission uniquement de suivre la mise en œuvre des recommandations de l’IER. Certaines recommandations se rapportent à la recherche de la vérité, d’autres, par contre, ont un caractère législatif ou politique».

Thami Khyari du FFD : «Le CCDH a la volonté qu’il faut même s’il y a des difficultés»
«Il y a une nécessité de tourner la page concernant ce dossier. Je pense que le plus important a été fait. Il reste tout de même une partie qu’il faut achever. Nous ne profitons pas de capacités que nous avons dans ce domaine. Le Maroc a mobilisé des moyens financiers importants dans ce domaine et donc il faut mettre en œuvre les points qui ne l’ont pas été. Le CCDH a la volonté qu’il faut même s’il y a des difficultés».

Nabil Benabdellah du PPS : «Notre souhait est de voir la mise en œuvre des recommandations
de l’IER accélérée»
«Nous avons eu l’occasion de recevoir les représentants du Forum marocain  pour la vérité et la justice, il y a une semaine. Dans un communiqué commun, nous avons exprimé notre souhait de voir la mise en œuvre des recommandations de l’IER accélérée. Le document politique du 8ème congrès de notre parti, qui se tiendra en mai prochain, insiste sur la mise en œuvre des recommandations de l’IER. Cette mise en œuvre s’inscrit dans l’approche globale liée aux réformes que nous prônons au sein du PPS».

Chakir Achehbar du PRE : «On ne peut pas parler de réconciliation sans une mise en œuvre des recommandations»
«Nous attendons à ce que toutes les dispositions prises dans le cadre des recommandations soient mises en œuvre rapidement et le plus tôt possible. Il est clair que sans la mise en œuvre des recommandations de l’IER, avec toute la diligence et le sérieux qu’elles imposent, on ne peut pas parler de réconciliation. La page ne pourra être tournée que par la mise en œuvre des recommandations par le CCDH». 

Fatema Belmoudden de l’USFP : «Le rôle de l’Etat est primordial»
«La création de l’IER est l’un des signes de la transition démocratique  au Maroc. Une importance particulière a été donnée à cette instance dans la mesure où elle est l’un des maillons de la transition démocratique. Aussi dans la réconciliation de la société avec l’Etat. Le rôle de l’Etat est primordial dans la mise en œuvre des recommandations de l’IER. Les recommandations n’ont pas bénéficié de l’attention qu’elles méritent. L’absence d’une véritable volonté pour lever le voile sur certains crimes notamment la disparition de Mehdi Ben Barka. Le traitement de cette affaire n’a pas été fait avec beaucoup de sérieux. Durant les dix dernières années, un progrès indéniable a été enregistré au Maroc en matière de droits de l’Homme. Toutefois, le rythme des réformes connaît une certaine lenteur».

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