Réactions

Bassima Hakaoui, députée PJD : «A la recherche d’une célébrité à partir d’une position paresseuse»
«J’ai éclaté de rires quand on m’a raconté cela ! Ceci qui sont loin du terrain jouent toujours le rôle de spectateur. Un rôle négatif. Un rôle de ceux qui comptent sur les autres pour défendre leurs intérêts, qui créent des bulles médiatiques à la recherche d’une célébrité à partir d’une position paresseuse et nihiliste. Les femmes parlementaires sont actives et travaillent dur depuis huit ans au sein de l’institution parlementaire. Certes, il ne faut pas généraliser. Chacun a son rythme de travail, mais cela concerne aussi bien les hommes que les femmes. Au Parlement, il y a des femmes leaders de très haut niveau. Et je ne dis pas cela parce que je suis une parlementaire, mais parce que c’est la réalité. Il suffit de voir le nombre des questions posées par les femmes, leurs débats, leur travail au sein des commissions… Avant de porter un jugement, la moindre des choses est de faire une évaluation objective de cet effort! Je ne comprends pas ces gens qui vivent leur vie en long et en large, font du tourisme, passent du bon temps… et viennent nous critiquer, nous qui passons le plus clair de notre temps à travailler. C’est une injustice à notre égard ! Ce ne sont que des sorties médiatiques hasardeuses de personnes qui vivent dans la virtualité, plongées dans de très confortables fauteuils. Et comme dit le proverbe marocain : «Celui qui prétend que la soupe est froide qu’il y mette sa main». Alors si elle ne peut y mettre sa main, qu’elle se taise».

Fatna Lkhiyel, députée du MP : «Il faut savoir que les changements se font d’une manière progressive»
«C’est trop bas comme jugement ! Je voudrais dire à Mme Nadia Yassine, qui au passage n’a jamais pris la peine de venir assister à l’une des séances du Parlement, que le vrai travail se fait au niveau des commissions. D’ailleurs, je l’invite à venir voir comment les femmes accomplissent leurs missions, comment elles sont compétentes et soucieuses des problèmes et soucis de la Nation. C’est un jugement en méconnaissance de cause. Il faut savoir que les changements se font d’une manière progressive. Les femmes ne sont pas venues au Parlement faire une révolution, mais plutôt apporter une complémentarité et une valeur ajoutée au travail de l’institution législative».

Rachida Benmasoud, députée USFP : «L’on ne connaît de cette femme que des déclarations nihilistes»
«Chacun a le droit de critiquer et donner son avis sur notre travail, mais à une seule condition : il faut que cette opinion soit fondée sur des données objectives pour l’évaluation du travail des femmes parlementaires. Ce point de vue n’est qu’un jugement de valeur qui ne sied guère à Nadia Yassine pour deux raisons principales. D’abord, en tant qu’actrice politique, il paraît que son seul souci est de déprécier et de mettre en doute l’expérience de la femme au Parlement. Deuxièmement, et en tant que femme, elle est très dure, et d’une manière gratuite, à l’égard de ses concitoyennes en proférant un jugement aussi méprisant. Je me demande si Nadia Yassine allait porter de pareil jugement si elle siégeait au Parlement ? Elle aurait dû plutôt faire des propositions pratiques pour consolider les acquis et renforcer le rôle de l’institution législative. Ce qui est dommage, c’est que l’on ne connaît de cette femme que des déclarations nihilistes qui ne servent ni la femme ni l’expérience démocratique du Maroc».

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