Réactions

Amina Bouayach : «La récidive et l’impunité ne peuvent être tolérées»
«L’agression du jeune étudiant marocain par les forces de sécurité espagnoles constitue une récidive. Ce n’est pas la première fois. Donc, il ne s’agit pas d’un acte isolé mais d’un comportement systématique de la police espagnole. Cette nouvelle agression montre que les forces de sécurité espagnoles à Mellilia n’arrivent pas à gérer leur colère et à gérer le flux des personnes qui transitent par ce point d’accès à Mellilia. Ceci montre également qu’elles n’arrivent pas à se comporter en tant que force de l’ordre qui veille à l’application de la loi. Nous enregistrons également qu’il n’y a pas eu de réaction des autorités espagnoles à propos de l’agression du mois de juillet dernier. Ainsi, la récidive et l’impunité ne peuvent être tolérées. La société civile espagnole doit réagir», souligne Amina Bouayach, présidente de l’Organisation marocaine des droits de l’Homme, dans une déclaration à ALM.

Mohamed Aqdime : «Les responsables doivent être traduits devant la justice»
«Tout Etat qui veille au respect total des droits de l’Homme doit s’abstenir de recourir à la violence. Ceci dit, l’agression du jeune étudiant marocain au point de passage de Mellilia constitue une violation flagrante des pactes internationaux des droits de l’Homme et une atteinte à la dignité d’une personne. Cette agression contraire à la loi est une preuve matérielle permettant la poursuite judiciaire de ses auteurs. Même les personnes suspectes de commettre des crimes doivent bénéficier d’un procès équitable. Qu’en est-il ainsi d’un simple citoyen marocain qui n’a fait que transiter par ce point d’accès à Mellilia transportant un drapeau national ou n’importe quelle autre chose? Ceci est inacceptable. Les responsables de cette agression doivent être traduits devant la justice», indique Me Mohamed Aqdime, bâtonnier à Rabat, dans une déclaration à ALM.

Mounaim Chawki : «Tout ce qui est marocain provoque l’Espagne»
«Cette nouvelle agression s’inscrit dans le cadre d’une série d’agressions perpétrées par la police espagnole contre les Marocains. Pour l’Espagne, un Etat qui prétend être un Etat de droit qui veille au respect des droits de l’Homme, tout peut être qualifié de «provocateur», notamment le drapeau national, le passeport marocain ou même un kilogramme et demi de sardines ! ? Bref, tout ce qui est marocain est susceptible de provoquer l’Espagne. C’est honteux. En réalité, nous assistons à une recrudescence des agressions contre les citoyens marocains par l’Espagne depuis la dernière visite de SM le Roi dans la région du Rif, ayant prouvé à tout le monde que les habitants du Rif sont fermement attachés au Trône alaouite, chose qui ne plaît pas aux Espagnols», affirme Mounaim Chawki, coordinateur des relations extérieures du Comité national pour la libération de Sebta et Mellilia.

Mohamed Darif : «Une tension en catimini dans les relations maroco-espagnoles»
«Cet incident montre clairement que nous assistons à une tension en catimini dans les relations maroco-espagnoles. Cette tension a été provoquée par trois facteurs. Le 1er étant la nomination de Ahmeddou Ould Souilem au poste d’ambassadeur à Madrid, chose qui n’a pas plu aux Espagnols, étant donné qu’il est d’origine sahraouie. Le 2ème facteur est la question de l’expulsion des évangélistes prosélytes contestée par Madrid. Le 3ème facteur est la déclaration du Premier ministre contenue dans son bilan à la mi-mandat, à propos des présides occupés. La question qui se pose est celle de savoir si les agressions répétitives contre les Marocains ne constituent que des actes isolés ou bien elles traduisent un choix politique de l’Espagne consistant à multiplier les actes provocateurs contre le Maroc ? Madrid doit éclaircir sa position», fait observer Mohamed Darif, politologue.

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