Réactions

Noureddine Bilali. : «Le front fait de la répression un outil privilégié pour faire taire les opposants»
«Au cas où le front séparatiste du Polisario interdira effectivement à Ould Sidi Mouloud de rejoindre les siens à Tindouf, ceci constituerait une violation très grave des droits de l’Homme. A partir du moment que cet inspecteur général de la police du Polisario habite à Tindouf et que les membres de sa famille, notamment sa femme, se trouvent dans les camps, le Polisario n’a nullement le droit de lui interdire l’accès ni l’interpeller», indique Noureddine Bilali, ex-représentant du Polisario à Damas, dans une déclaration à ALM.  «Cette mesure prise par le Polisario montre, une fois encore que le front séparatiste fait de la répression un outil privilégié pour faire taire les personnes qui s’opposent à sa vision. Il s’agit d’un régime dictatorial qui impose sa vision et interdit aux gens d’exprimer librement leurs opinions. D’ailleurs, la liste des interdits du Polisario est très consistante. Ceci dit, l’affaire Ould Sidi Mouloud montre que la direction éternelle du Polisario dirige toujours les camps suivant une logique de la répression», ajoute-t-il.


Mustapha Naïmi : «Cette interdiction constitue une violation flagrante des droits de l’Homme»

«La décision du Polisario d’interdire l’accès aux camps de Tindouf à Ould Sidi Mouloud n’est pas surprenante. Il faut traiter cette affaire de l’angle des droits de l’Homme. Cette interdiction constitue une violation flagrante des droits des êtres humains. Ce qu’il faut faire aujourd’hui c’est sensibiliser les ONG les plus crédibles sur la scène internationale sur cette affaire. Il faut également nouer un débat sur le plan national et international à propos de cette question», affirme Mustapha Naïmi, professeur universitaire, dans une déclaration à ALM. «L’affaire Ould Sidi Mouloud s’inscrit dans le cadre des rapports de force entre le Maroc et le Polisario à propos de la question des droits de l’Homme. Si le Polisario a joué dernièrement la carte d’Aminatou Haidar pour servir sa propagande, le Maroc doit démontrer aujourd’hui à l’opinion publique internationale que le front ne gère pas le dossier des droits de l’Homme de la transparence dont il veut se faire le champion», poursuit-il.

Mohamed Réda Taoujni : «Ce retour est un thermomètre pour mesurer la liberté d’expression dans les camps»
«Certes, le fait de visiter le Maroc, de faire une déclaration à Smara à propos du conflit au Sahara, qui a suscité la colère du Polisario, et de retourner à Tindouf est un acte très courageux. On savait déjà que le Polisario soutenu par l’Algérie allait interdire à Ould Sidi Mouloud de retrouver sa famille. Cette personne a encore du chemin à faire. Une fois avoir franchi les frontières algériennes, il lui restera un trajet de deux jours pour arriver à Tindouf. Ceci dit, et étant donné que cette personne nous a promis de retourner aux camps pour défendre le projet d’autonomie, il doit honorer son engagement. Car le retour de Sidi Mouloud constituera un thermomètre pour mesurer la liberté d’expression dans les camps», explique Réda Taoujni, président de l’Association le Sahara Marocain (ASM).

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