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Milouda Hazib : «Le PAM n’est pas en crise»
«La publication de ce communiqué n’a aucune valeur. Un communiqué doit être élaboré au sein des instances du parti et non pas par des personnes. Les réunions du conseil national et la tenue du congrès national constituent des étapes très importantes pour le parti. Ils ne doivent pas être tenus pour une simple formalité mais il faut qu’ils aient un contenu. Aujourd’hui, le point de discorde au sein du parti se rapporte à la date de la tenue du conseil national et du congrès. Donc, il s’agit d’une divergence de points de vue au sujet de la méthodologie de travail et non pas de l’essence. Il faut que ce congrès ait une date, un contenu et des instances pour garantir sa réussite», souligne Milouda Hazib, membre du bureau national du PAM, dans une déclaration à ALM. «Il n’est pas du ressort des personnes d’apporter des jugements sur le fonctionnement d’une instance déterminée au sein du parti. Cela rentre dans le cadre des compétences des institutions. On ne peut pas être membre du bureau national et apporter un jugement sur sa réussite dans l’accomplissement de sa mission ou non. Aussi, on ne peut pas apporter un jugement à propos du fonctionnement de ce bureau isolément des autres instances. Or, il existe bien une instance d’évaluation qui accomplit cette mission», poursuit-elle. «Si une personne estime qu’elle a échoué dans sa mission, elle doit œuvrer pour rectifier l’erreur. Mais, ce sont les institutions qui jugent les autres institutions. D’ailleurs, le projet politique du parti  rompt avec toute approche de personnalisation», ajoute-t-elle. Et de poursuivre : «le PAM n’est pas en crise. Nous avons quotidiennement des demandes d’adhésion au parti. Certes, on ne peut pas dire que le parti a réussi à cent pour cent. Mais, le projet PAM est un projet qui a du succès. Le PAM a toujours sa place et le Maroc a besoin de lui». Répondant à une question au sujet d’une éventuelle démission de Fouad Ali El Himma, Mme Hazib a dit: «Fouad Ali El Himma n’a pas présenté sa démission du parti. Il tient toujours au projet politique et sociétal du PAM. Il a demandé juste qu’il soit dispensé de la présidence de la Commission des élections et de la Commission de suivi et des relations publiques. Certes, les membres du parti ne vont pas accepter cette demande. Etant donné que M. El Himma a fourni un effort énorme et a créé une sorte d’équilibre au sein du parti».

Samir Aboulkacem : «Des éléments de divergence sont apparus»
«L’expérience politique et organisationnelle du parti ainsi que les délibérations au sein du bureau national ont révélé des éléments de divergence politique substantielle à plusieurs niveaux, notamment à propos des visions régissant le rendement politique et organisationnel du parti, à propos des référentiels et des aspirations du parti et des mécanismes de mise en œuvre de son projet politique. La divergence est apparue aussi à propos de la prospection des horizons de l’action du parti à la lumière des réformes politiques et constitutionnelles en cours et à propos des résultats prévus du rendement du parti lors des prochaines échéances», souligne Samir Aboulkacem, membre du bureau national du PAM, dans une déclaration à ALM. «Cette divergence des points de vue a eu un grand impact sur la situation actuelle du parti à la lumière des mutations aux niveaux national et international. La proposition de la réponse politique adéquate à ce que nous vivons actuellement, en termes de mutations que connaît la scène politique, a fait émerger une divergence à propos de la tenue d’un congrès national du parti. Et il s’est avéré que certains œuvrent pour empêcher ce congrès d’être tenu arguant du fait que nous sommes à la veille d’échéances imposées par un agenda serré. Ainsi, si les personnes qui disent que la question n’est pas liée au fait d’être pour ou contre la tenue de ce congrès mais se rapporte plutôt à la question de savoir quel congrès nous voulons et selon quelle stratégie, nous par contre, nous disons que la question est encore plus profonde en posant la question de savoir où se dirige le PAM?», indique M. Aboulkacem. Et d’ajouter que «si les congrès constituent pour l’ensemble des partis le couronnement des accumulations organisationnelles et une étape forte en matière d’évaluation du rendement, nous disons que la question de changement des structures dirigeantes entre également dans ce cadre. Les structures organisationnelles du parti ne sont pas des coquilles vides qui peuvent être remplies par n’importe quel contenu politique, mais elles constituent un outil effectif et pratique pour faire exprimer l’ensemble des orientations régissant l’action partisane». «Dans les circonstances actuelles, il faut rehausser le niveau du débat, éviter la personnalisation de la différence ou de camoufler les erreurs ou la délibération en catimini au sein des endroits fermés», ajoute M. Aboulkacem.

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