Référendum constitutionnel : Les Marocains plébiscitent le projet de la nouvelle Constitution

Référendum constitutionnel : Les Marocains plébiscitent le
projet de la nouvelle Constitution

Vendredi 1er juillet, une nouvelle Constitution a vu le jour au Maroc. Sans surprise, les Marocains ont dit un grand «Oui» au nouveau texte soumis ce jour-là au référendum constitutionnel. Selon des résultats provisoires, annoncés, samedi 2 juillet, par Taib Cherkaoui, ministre de l’Intérieur, le nombre des votants qui se sont prononcés en faveur de la nouvelle Constitution a atteint 9.653.492, soit 98,5%. Les électeurs qui ont voté contre le projet sont au nombre de 146.718 électeurs, soit 1,5%. Le taux de participation a, pour sa part, atteint 73,46%, étant donné que 9.881.922 électeurs ont voté parmi les 13.451.404 inscrits sur les listes électorales. Alors que les bulletins nuls étaient de l’ordre de 81.712. A noter qu’il s’agit là de résultats provisoires en attendant les résultats du vote de la communauté marocaine résidant à l’étranger. SM le Roi Mohammed VI, accompagné de SAR le Prince Moulay Rachid, a accompli, vendredi en début d’après-midi, son devoir national en votant au référendum constitutionnel, au bureau de vote sis au siège du Conseil de la concurrence à Rabat. Aussi, tout au long de la journée de vendredi, les citoyens ont afflué aux bureaux de vote pour accomplir leur devoir national. Les résultats du référendum du 1er juillet ont une signification particulière. En approuvant la Constitution de 2011, les Marocains ont dit «Oui» à la stabilité, à la consolidation de la démocratie, à la consécration des droits de l’Homme, au renforcement de la bonne gouvernance et à la modernisation du pays dans le respect des constantes de la Nation. Faisant preuve d’une grande maturité, les Marocains ont participé massivement au référendum pour dire «Oui» au changement à même de faire entrer le Maroc dans une nouvelle ère et permettant d’aller de l’avant dans la voie des réformes. En votant «Oui», les Marocains ont affirmé, encore une fois, mais cette fois-ci en passant par les urnes, qu’ils sont tous derrière SM le Roi et qu’ils appuient fortement le processus de réformes initié par le Souverain depuis son intronisation. Ainsi, et sans conteste, la journée du vendredi 1er juillet marquera à tout jamais les esprits des Marocains qui aspirent à un avenir meilleur. D’ailleurs, les dispositions avant-gardistes de la nouvelle Constitution inspirent l’espoir.
Les résultats du référendum de vendredi ont été accueillis avec satisfaction tant au niveau interne qu’international (voir réactions page 8). Pour ce qui est des taux de participation par régions, les provinces du Sud du Royaume ont enregistré, comme à l’accoutumée, les taux les plus élevés avec 92,19% pour la région de Oued Eddahab-Lagouira, 86,76 à Guelmim-Smara et 84,05 % à Laayoune-Boujdour-Sakia Al Hamra. Alors que le taux le plus bas a été enregistré dans la région du Grand Casablanca avec 57,17%. Pour ce qui est des autres régions, les taux de participation ont atteint 80,88 % à Marrakech-Tensift-El Haouz, 81,10% à Taza-Al Hoceima-Taounate, 80,06 % Doukkala-Abda, 79,85% à Tadla-Azilal, 77,67% à Chaouia-Ouerdigha et 76,31% à Fès-Boulemane. Les taux ont atteint, également, 74,60% à Meknès-Tafilalet, 74,51% à Souss-Massa-Draâ, 74,26% à El Gharb-Chrarda-B’ni Hssen, 72,39 % à Rabat-Salé-Zemmour-Zaïr, 71,50 % à Tanger-Tétouan et 63,99 % à la Région de l’Oriental. Commentant la forte participation des citoyens du Sud, le ministre de l’Intérieur a relevé que «ces données indiquent que cette consultation référendaire a constitué pour les citoyennes et citoyens de nos provinces du Sud une nouvelle occasion pour réitérer leur attachement à leur patrie et à l’intégrité territoriale du Royaume et leur adhésion totale et entière aux grandes réformes initiées par SM le Roi Mohammed VI». Cette forte participation constitue, également, selon les observateurs, un message clair aux séparatistes du Polisario qui se réclament seuls représentants du peuple sahraoui. Ceci dit, la nouvelle Constitution a été, ainsi, adoptée, les regards des Marocains sont désormais tournés vers l’avenir. Il ne suffit pas d’avoir une Constitution démocratique, mais tout dépend de la bonne application de ses dispositions. Les partis politiques sont appelés à être à la hauteur du défi de l’étape. Mais, aussi les citoyens sont appelés à se mobiliser pour réussir le pari.


47 observateurs du CNDH ont suivi l’opération de vote
Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) a dépêché 47 observateurs dans neuf préfectures du Royaume pour assurer le suivi du scrutin référendaire au niveau de 142 bureaux de vote, a affirmé un responsable de la commission du suivi du référendum relevant du CNDH. Les bureaux de vote ayant fait l’objet d’observation relèvent des villes de Tanger-Assilah, Fahs-Anjra, Rabat, Casablanca, Safi, Agadir, Laâyoune, Dakhla et Smara-Boujdour, a précisé la même source dans une déclaration à la MAP, notant que cette opération de suivi fait partie des missions dévolues par la loi au CNDH. S’agissant des observateurs étrangers, le même responsable a affirmé que le CNDH n’a reçu aucune demande en rapport avec ce sujet de la part de quelconque organisation étrangère. Le CNDH a mené dernièrement une opération de formation de formateurs en matière d’observation des référendums à travers le recours à un expert international, a ajouté la même source, faisant observer que le CNDH a su tirer profit de l’expérience accumulée par son prédécesseur, le CCDH, à travers l’observation des élections législatives de 1997 et celles communales de 2009. Le Conseil a veillé également sur la coordination des actions des différentes organisations non gouvernementales regroupées au sein du réseau d’observation des élections qui rassemble 184 observateurs présents dans 36 provinces et préfectures du Royaume, a ajouté la même source qui note que ces observateurs ont pu assurer le suivi des opérations de vote au niveau de 640 bureaux de vote. L’opération d’observation menée par le CNDH se fait en trois phases. La première, pré-électorale, concerne l’observation des différentes actions entreprises durant les deux derniers jours de la campagne référendaire. La deuxième porte sur le suivi de l’opération référendaire du moment de l’ouverture des bureaux de vote jusqu’à celui de dépouillement des voix, d’établissement des procès-verbaux et de proclamation des résultats. La troisième phase, post électorale, se fait au niveau des commissions provinciales de décompte présidées par le président du tribunal de première instance. Cette phase sera sanctionnée par l’élaboration par le CNDH d’un rapport qui retrace les différentes étapes du scrutin référendaire et évalue sa conformité aux dispositions du code électoral.

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