Retour au calme à Laâyoune : la population dénonce les actes criminels des fauteurs de troubles

Retour au calme à Laâyoune : la population dénonce les actes criminels des fauteurs de troubles

La vie reprend son cours normal à Laâyoune. L’ordre public a été rétabli, mardi 9 novembre, dans cette ville après une journée marquée par des actes de vandalisme ayant détérioré plusieurs biens publics et privés et mis la sécurité des citoyens en péril. L’intervention des forces de l’ordre a permis de mettre un terme aux actes commis par des fauteurs de troubles notamment des repris de justice qui agissaient conformément à l’agenda des ennemis de l’intégrité territoriale du Maroc. Mardi matin, la circulation a repris dans les différentes artères de la ville. La tension s’est dissipée et le calme règne à nouveau dans l’ensemble des quartiers de la ville de Laâyoune. Un groupe d’individus qui avaient précédemment fui le campement de Gdim Izik s’étaient livrés, lundi, avec le soutien de quelques adolescents et jeunes, à des troubles au quartier Maatallah et à l’avenue de Smara dans la ville de Laâyoune. Ces éléments ont jeté des pierres sur les éléments des forces de l’ordre et entravé la circulation sur l’avenue et le quartier précités en mettant le feu à des pneumatiques. Des éléments de la Gendarmerie royale et des Forces auxiliaires avaient mené, lundi à 6h 45, une opération pour libérer les personnes âgées, les femmes et les enfants se trouvant sous l’emprise d’un groupe d’individus dans ce camp. Dans le cadre de cette opération, les forces de l’ordre avaient procédé à l’arrestation de 65 éléments. L’intervention des forces de l’ordre a fait plusieurs victimes parmi elles. Selon un bilan récent, un gendarme et un élément des Forces auxiliaires ont succombé, lundi, à leurs blessures, après l’intervention des forces de sécurité au camp de Gdim Izik. Le nombre de tués dans les rangs des forces de sécurité s’élève ainsi à cinq depuis le déclenchement des actes de vandalisme dans la ville. Parmi ces victimes, quatre ont été tuées lors de l’intervention des forces de sécurité dans le camp de Gdim Izik, alors que la cinquième a été mortellement poignardée par un fauteur de troubles à Laâyoune. Par ailleurs, le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Laâyoune a annoncé, dans un communiqué, qu’une enquête a été ouverte sous la supervision du Parquet général afin d’élucider les circonstances dans lesquelles est décédé le dénommé Guergar Brahim Ould Mahmoud Hamadi. Le procureur général du Roi souligne que cette enquête se déroule dans le respect total des garanties prévues par la loi. A noter que le ministre de l’Intérieur, Taib Cherkaoui, a tenu, lundi après-midi, une réunion avec plusieurs associations de défense des droits de l’Homme en présence des membres du Conseil consultatif des droits de l’Homme. L’objectif de cette rencontre, selon un communiqué de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH), a été de tenir les ONG des droits de l’Homme au courant des derniers développements de l’affaire du mouvement revendicatif au camp Gdim Izik ainsi que les incidents de la ville de Laâyoune. L’initiative du ministre de l’Intérieur a été hautement saluée par les associations présentes lors de cette rencontre. «La rencontre avec le ministre de l’Intérieur à la lumière des incidents de Laâyoune a été d’une importance capitale. M. Cherkaoui nous a expliqué en détails ce qui s’est passé à Laâyoune depuis l’installation des tentes à Gdim Izik le 10 octobre dernier, jusqu’à l’intervention des forces de l’ordre lundi dernier. Il y a eu un dialogue clair et franc avec le ministre. C’était l’occasion de poser toutes les questions à M. Cherkaoui à propos de ce qui s’est passé à Laâyoune et lui notifier nos remarques et nos propositions. Nous qualifions cette réunion de très positive», précise Khadija Rouissi, présidente de Bayt Al-Hikma, dans une déclaration à ALM. Commentant les incidents de Laâyoune, Mme Rouissi indique que «les choses sont assez claires. L’image de cet élément des forces de l’ordre dont on a tranché la tête à Laâyoune nous interpelle fortement. Elle nous rappelle les méthodes d’Al Qaïda et des autres organisations terroristes. Que les choses atteignent ce degré de gravité nécessite que la Justice intervient pour déterminer des responsables de ces incidents malheureux». «La réunion avec le ministre de l’Intérieur constitue en elle-même une initiative très louable. M. Cherkaoui nous a fait savoir toutes les données ainsi que la chronologie des événements à Laâyoune. Le ministre nous a rappelé le processus de dialogue entamé par le ministre avec le mouvement revendicatif et les raisons de l’intervention des forces de l’ordre au camp Gdim Izik après que des éléments ont pris en otage des personnes âgées, des femmes et des enfants au camp les empêchant de le quitter», précise à ALM Khadija Marouazi, présidente du Médiateur pour la démocratie et des droits de l’Homme.


Condamnation générale des actes de vandalisme à Laâyoune
Les acteurs de la société civile, les partis politiques et chefs de tribus dans les provinces du Sud ont été unanimes à condamner avec force les actes de vandalisme commis par des repris de justice à Laâyoune. La Ligue des défenseurs des droits de l’Homme au Sahara (LDDHS) a dénoncé «le manque de maturité et de responsabilité» des auteurs des actes de vandalisme commis lundi au niveau de certains quartiers de la ville de Laâyoune. Le président de la LDDHS, Baba Myara, a indiqué que le recours à la violence de la part des fauteurs de troubles ne sert nullement les intérêts des citoyens. Du côté des partis politiques, le parti de l’Istiqlal (PI) a souligné  dans un communiqué qu’il «enregistre avec fierté la résistance efficace dont les habitants du camp ont fait preuve à l’encontre des tentatives des séparatistes infiltrés qui ont procédé à des actes de destruction pour semer la zizanie et provoquer le chaos». Les partis du RNI et de l’UC ont vigoureusement dénoncé les actes de vandalisme survenus dans certains quartiers de Laâyoune et les fauteurs de troubles qui ont été les auteurs. Ahl Bera Abdellatif, chef de la tribu d’Oulad Abi Sbaâ, a souligné, quant à lui, que les chefs des tribus sahraouies désavouent les actes de vandalisme perpétrés, lundi, à Laâyoune et ne veulent pas voir d’autres victimes. Dans une déclaration à la presse, Ahl Bera Abdellatif a appelé les fauteurs de troubles à cesser leurs actes de vandalisme et de destruction qui «ne servent les intérêts de personne». «Tout le monde est appelé à laisser l’Etat appliquer la loi», a-t-il dit.

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