Retour d’un civil à la tête de la police

Retour d’un civil à la tête de la police

Cherki Draiss, que le Souverain a nommé, mercredi 13 septembre à la tête de la DGSN, fait partie des cadres de l’Administration territoriale qui ont fait le plus clair de leur carrière au ministère de l’Intérieur. Sa nomination, en juin 2005, intervenait dans le cadre de changements décidés par Sa Majesté le Roi Mohammed VI quelques semaines seulement après le lancement de l’INDH (Initiative nationale pour le  développement humain). Wali de Laâyoune-Boujdour-Sakia Lhamra, il avait remplacé Mohamed Gharrabi, appelé à assumer les mêmes fonctions à Fès-Boulemane.
Cherki Draiss arrivait également à Laâyoune quelques semaines après les événements du quartier Maâtallah, fruit des gesticulations de Tamek et la galaxie séparatiste. Ses proches affirment qu’il a bien négocié ce premier test pour passer à plusieurs chantiers de développement.
Cherki Draiss, natif de Béni Amir (région de Béni Mellal) en 1955 est diplômé en sciences politiques. A 22 ans, il rejoint le ministère de l’Intérieur pour son service civil et y entame une longue et laborieuse carrière : caïd, puis secrétaire général de province attaché à l’administration centrale. Sa première affectation en tant que gouverneur intervient en 1998 à la province d’El Haouz. Il réintègre de nouveau, en 1999, l’Administration centrale en tant que directeur des affaires générales au ministère de l’Intérieur, puis au poste de directeur du personnel d’autorité en 2003.
En 2005, il prend la relève de Mohamed M’Barki pour assurer l’intérim à la wilaya de Tétouan ; poste qu’il n’occupera que quelques mois avant de s’envoler vers le chef-lieu de nos provinces sahariennes. Cherki Draiss, selon des sources à Laâyoune, aura fait un parcours sans fausse note et réussi surtout à nouer de bonnes relations avec les notables de la région et les représentants de la société civile. On affirme qu’il avait également bien négocié l’épisode des provocations des délégations pro-séparatistes qui voulaient s’introduire sur le territoire national. Pour le moment, aucun remplaçant n’a été désigné à la place de Cherki Draiss. Selon une source à la wilaya de Laâyoune-Boujdour-Sakia Lhamra, c’est M. Charî, le secrétaire général, qui assurera l’intérim en attendant la désignation d’un nouveau wali. M. Draiss aura à persévérer sur la voie tracée par son prédécesseur et mener à bien une série de projets et de chantiers qui changeront l’image de la police et des autres services de la DGSN

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