Rupert Joy : «Ce que j ai vu ici incite à l optimisme»

Rupert Joy : «Ce que j ai vu ici incite  à l optimisme»

ALM : Au cours de la cérémonie de signature de ces quatre conventions, au demeurant qualifiées par tous d’importantes, il y a eu comme une légère différence de perception entre l’Europe qui dit que ses engagements ont atteint un record l’année dernière et le Maroc qui en demande plus pour mener à bien ses réformes. Qu’en est-il ?

Rupert Joy : Détrompez-vous. Nous sommes en accord sur presque tout. Ceci dit, les engagements de l’Europe envers le Maroc sont ceux les plus substantiels contractés dans la région et il n’y a pas de raison pour que cela ne perdure pas. Maintenant, il est vrai qu’il y a un petit décalage entre les engagements et les décaissements. Des conventions comme celles d’aujourd’hui sont en passe de combler ce léger retard.

A combien se monte le record de financement de l’année dernière ?

Je n’ai pas les chiffres exacts en tête. Mais je crois me souvenir qu’il marque une très nette progression par rapport à ceux de l’année qui a précédé. Cependant, il me semble que ce n’est pas le plus important. A mon avis, ce qui compte aujourd’hui c’est de voir que la tendance et la cadence se maintiennent. La preuve…

Vous avez appelé à l’adoption d’une loi organique des finances et à la mise en place d’une stratégie de formation professionnelle. Considérez-vous que les réformes sur lesquelles le Maroc s’est engagé ont pris du retard ?

Pas du tout. Les réformes marocaines vont bon train. Bien sûr, la cadence n’est pas la même partout, mais globalement c’est de bonne facture et les résultats sont probants. Il en est ainsi dans le domaine social, sur le plan économique, politique… En sorte que je dis que le «retour sur investissement» est manifeste et donc qu’il faut aller de l’avant.

Et pour la suite ?

Je reste confiant. Ce que j’ai vu ici incite à l’optimisme.

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