Sahara : Le Maroc inverse la tendance

Sahara : Le Maroc inverse la tendance

L’affaire du Sahara entame un nouveau virage avec les récentes déclarations des responsables de plusieurs pays européens à quelques jours de la décision du Conseil de sécurité de l’ONU concernant ce dossier. Après Paris et plusieurs autres capitales mondiales, c’était au tour de Londres de se déclarer en faveur d’une "solution politique acceptable" à ce conflit monté de toutes pièces contre le Maroc et son intégrité territoriale.
Lors d’un débat autour de la question du Sahara, Kim Howells, ministre au Foreign Office chargé du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, a été clair dans ses propos devant les membres de la Chambre des communes. Malgré toutes les perversions infligées à ses déclarations par la propagande algéro-polisarienne, le diplomate britannique a affirmé que son pays n’a jamais changé sa position concernant ce dossier, à savoir l’appui à la recherche d’une solution politique acceptable pour tous. Le ministre britannique était d’ailleurs tellement "clair" que cela n’a pas été du goût des alliés des mercenaires qui, faute d’arguments, ont essayé de transformer les célèbres "public hearings" en foire d’empoigne.
Pour sa part, le gouvernement du socialiste Luis Rodriguez Zapatero a levé mardi dernier toute ambiguïté éventuelle sur sa position à l’égard du conflit du Sahara. Le chef de la diplomatie espagnole, Miguel Angel Moratinos, a déclaré que son pays était favorable à des négociations entre les parties concernées pour parvenir à une solution politique acceptable et globale. C’est, à peu près, la même position exprimée, il y a près d’une semaine, par Paris.
Kenzo Oshima, président japonais du Conseil de sécurité de l’ONU, dont les propos ont été rapportés par la MAP, a appelé, quant à lui, toutes les parties à "redoubler d’efforts pour sortir de l’impasse actuelle". Le responsable onusien a déclaré que le Conseil de sécurité «suit de près l’effort du Maroc en vue de présenter sa proposition», en référence à l’offre marocaine d’une large autonomie à ses provinces du Sud. Selon des sources gouvernementales, interrogées par ALM la semaine dernière, le CORCAS (Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes) rendra sa copie à Sa Majesté le Roi Mohammed VI en décembre prochain. A noter, par ailleurs, que la propagande algéro-polisarienne a essayé, il y a plusieurs jours, de «détourner» les travaux de la quatrième commission de l’ONU en présentant ses conclusions comme étant "favorables" aux mercenaires. Lorsqu’on jette un coup d’œil averti  sur le "procès-verbal" de cette commission et sur les déclarations de divers pays suite à leurs votes, ou abstention, on ne peut que noter qu’ils affirment "regretter" l’impasse. Certains d’entre eux ont déclaré, en outre, que leur vote ne devait aucunement être considéré comme un alignement sur l’une ou l’autre des parties au conflit. Les lobbies pro-Polisario ont essayé de faire admettre le contraire à l’opinion publique internationale. Leur plus grand désaveu tiendra au fait que le tristement célèbre rapport du HCDH (Haut Conseil des droits de l’Homme) soit passé à la trappe.
Juste après les travaux de cette commission, le Maroc avait entrepris de nouveaux efforts pour expliquer sa position aux membres, permanents et non permanents, du Conseil de sécurité.  Sur directives royales, des délégations ministérielles ont été dépêchées dans plusieurs capitales pour rappeler la réalité du conflit autour du Sahara. Mais aussi pour "sensibiliser" à l’offre marocaine d’autonomie pour les régions du Sud et, surtout, au processus de concertation nationale qui a entouré ce projet. Le coup le plus dur sera asséné aux prétentions algéro-polisariennes par la diplomatie kényane (voir encadré ci-contre) juste quelques jours après la tenue de la quatrième commission et quinze jours avant la réunion d’un Conseil de sécurité déjà partant pour prolonger de six mois supplémentaires le mandat de la MINURSO qui sera investie, selon les dires du président dudit conseil, des mêmes missions qui ont été les siennes depuis toujours. Encore une fois, le Maroc a pu renverser la tendance et mettre en échec la machine de propagande algérienne. Dos au mur, Mohamed Abdelaziz ressort la menace de reprendre les armes et annonce mille et un chamboulements dans la hiérarchie de ses généraux de pacotille.

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