Sahara : Le point de la situation

Devant l’incompatibilité des positions des parties sur deux propositions de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, à savoir le projet d’accord-cadre sur le statut du Sahara occidental, appuyé par le Maroc, et la proposition de division du territoire appuyée par l’Algérie et le Front Polisario, il avait proposé au Conseil pour examen quatre options ne nécessitant pas l’assentiment des parties.
La première option prévoyait que l’Organisation des Nations unies recommence à tenter d’appliquer le Plan de règlement mais sans exiger l’assentiment des parties.
La deuxième option prévoyait que l’envoyé personnel entreprendrait de réviser le projet d’accord-cadre en prenant en considération les préoccupations de chaque partie.
La troisième option prévoyait que le Conseil demanderait aux parties si elles étaient disposées à envisager la possibilité de diviser le territoire.
La quatrième option prévoyait que le Conseil mette un terme aux activités de la MINURSO. C’est ainsi que par sa résolution 1541 adoptée vers la fin du mois d’avril 2004, le Conseil de sécurité voulait réaffirmer son soutien à une solution politique optimale et décide de proroger le mandat de la MINURSO jusqu’au 31 octobre 2004.
Toutes les parties concernées devraient coopérer pour atteindre cet objectif. Le Conseil était saisi, dans le cadre de son examen de cette question, du rapport du secrétaire général de l’ONU, rendu public le 27 avril dernier, dans lequel celui-ci l’informait de la réponse du Maroc, disposé à accepter l’une des options prévues par le Plan de paix, à savoir l’autonomie, mais rejetant toute éventualité de l’indépendance. Kofi Annan a également déclaré dans son rapport au conseil qu’il « espère que, durant cette période, les parties vont réfléchir sur la très longue durée qui s’est écoulée depuis le début du conflit ».
En tout cas le Maroc ne cache pas sa disponibilité à négocier un statut d’autonomie du Sahara qui serait «viable et définitif», mais qui assure sa souveraineté sur ce territoire. De son côté, l’Espagne a manifesté sa volonté que le problème soit réglé de façon définitive.
A l’issue d’une audience avec le président algérien, il y a plus de deux semaines, le ministre espagnol des Affaires étrangères, Miguel Angel Moratinos, avait affirmé que l’Espagne voudrait «que ce problème, tant du point de vue algérien que du point de vue espagnol, puisse être réglé définitivement dans le cadre de l’ONU».

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