Sahara : Le président américain réitère le soutien de son pays à la solution d’autonomie

Sahara : Le président américain réitère le soutien de son pays à la solution d’autonomie

C’est un nouveau signal américain mais portant cette fois la signature de la plus haute autorité aux Etats-Unis dans l’affaire du Sahara. Dans une lettre à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le président des Etats-Unis a ouvertement exprimé son appui à l’Initiative marocaine pour négocier un statut d’autonomie au Sahara. Tout en remerciant le Souverain pour «son leadership et sa détermination pour mettre fin à ce conflit», le chef d’Etat américain a souligné le bien-fondé de l’offre marocaine d’octroyer de larges prérogatives d’auto-gestion aux habitants des provinces sahariennes. «Une autonomie substantielle sous souveraineté marocaine est la seule solution possible au différend relatif au Sahara», a tranché le locataire de la Maison-Blanche, qui a balayé d’un seul revers de main l’option chimérique de «l’indépendance». «Un Etat indépendant au Sahara n’est pas une option réaliste», a martelé le président Bush, renvoyant dos-à-dos le Polisario et l’Algérie laquelle continue de soutenir ce dernier diplomatiquement, militairement et financièrement, au grand mépris de la légalité internationale et de l’avenir de la région du Maghreb arabe. La réaction du Polisario au message du président Bush n’a à l’évidence rien apporté. A part des «regrets» (et des larmes). Le chef du Polisario, Mohamed Abdelaziz, a exprimé samedi son «profond regret pour de telles déclarations du président George Walker Bush», essayant, encore une fois, de jouer sur la fibre humanitaire qu’il adore abhorrer. Mais la politique de la fuite en avant a montré ses limites, d’autant plus que le Polisario, pas plus d’ailleurs que l’Algérie, n’a offert, du moins depuis la fin de Manhasset IV, aucune alternative crédible. Le message du président Bush résonne ainsi comme une mise au point à l’endroit de l’autre partie. Il intervient alors que le flou continue de planer sur la suite à donner au processus de Manhasset. «Le message américain pousse vers la reprise du cinquième round de négociations», estime Mohamed Talib, membre du Conseil Royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS). Dans sa lettre à SM le Roi Mohammed VI, le chef de l’Exécutif américain a formulé «l’espoir des Etats-Unis de voir les parties au conflit s’engager de manière plus approfondie dans le processus de négociations et ce, suite à l’appel du Conseil de sécurité des Nations unies pour des négociations plus substantielles, dans un esprit de réalisme et de compromis».
La sortie du président Bush vient apporter du crédit aux dernières conclusions courageuses émises par l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, Peter van Walsum. Le diplomate néerlandais a estimé, lors de la dernière réunion du Conseil de sécurité sur le Sahara, que l’option de «l’indépendance» prônée par le Polisario était «irréaliste et irréalisable». Cette déclaration a donné des sueurs froides à la bande à Mohamed Abdelaziz, aujourd’hui plus que jamais aux abois. La sortie du président Bush, qui en a rajouté une deuxième couche, vient planter un nouveau clou au cercueil d’une entité qui ne sait plus à quel saint se vouer.

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