Sahara marocain : Annan appelé à intervenir d’urgence pour éviter une escalade

"Conformément à notre mission en tant qu’association militant pour le bien-être de tous les Sahraouis sans exception, nous appelons la Mission des Nations unies au Sahara (MINURSO) à assumer ses responsabilités et à intervenir pour exiger l’arrêt immédiat de la construction d’une caserne militaire, d’un hôpital, de trois écoles et d’une cinquantaine de maisons dans une zone proclamée tampon par l’Onu", souligne l’association dans un communiqué.

L’ASM interpelle le secrétaire général de l’Onu à intervenir comme "premier garant de la sécurité et de la stabilité au Sahara et dans toute la région du Maghreb", depuis la proclamation du cessez-le-feu entre le Maroc et le "Polisario" en 1991.

"Nous dénonçons aussi l’obstination de l’Algérie à envenimer davantage les relations avec le Maroc et à créer un climat de tension dans la région, en procédant à la livraison d’un lot de matériel militaire" au "Polisario", ajoute l’Ong, constitué de militants sahraouis, dont certains ont passé de longues années dans les geôles du "Polisario" sur le territoire algérien.
Dans un précédent communiqué, l’ASM avait indiqué que ce lot est composé de matériel de vision nocturne, de gilets pare-balles, de fusils d’assaut, de différentes munitions, d’un important lot de pièces de rechange pour véhicules tout-terrain, de camions citernes et d’autres véhicules pour le transport de troupes.

"L’ASM veut rappeler à l’ONU et à la MINURSO que le cessez-le-feu du 6 septembre 1991 avait pour objectif de mettre un terme aux hostilités dans le territoire en vue de favoriser une solution politique définitive du conflit autour du Sahara Marocain, établissant une zone tampon où sont interdites toutes les activités belliqueuses et de provocation", ajoute le texte de l’association.

L’Ong relève que malgré les décisions de l’Onu, le "Front Polisario" a organisé au mois de février dernier, dans cette même zone, un défilé militaire qui a été jugé par l’Onu comme une violation du cessez-le-feu et un autre la semaine dernière.

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