Sahara marocain : Unanimité au Conseil de sécurité de l ONU sur l urgence d une solution

Sahara marocain : Unanimité au Conseil de sécurité de l ONU sur l urgence d une solution

L’ambassadeur du Maroc à l’ONU, Mohamed Loulichki, a affirmé à New York que les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont été unanimes à souligner «l’urgence d’une solution» au différend régional artificiel autour du Sahara marocain. La plupart des délégations ont été unanimes à souligner cette urgence en invoquant trois raisons majeures qui militent dans ce sens, à savoir le coût élevé de la non-intégration, l’édification de l’Union du Maghreb et la situation extrêmement grave dans la région du Sahel, a souligné à la presse l’ambassadeur à l’issue de consultations, à huis clos, du Conseil de sécurité sur la question du Sahara marocain.
Les Etats membres ont, notamment, souligné la nécessité pour les pays de la région de mobiliser leurs ressources au profit du développement socio-économique et culturel de leurs pays respectifs. «Il a été démontré par plusieurs institutions financières internationales que les cinq pays du Maghreb perdent annuellement entre 2 à 3% de taux de croissance en raison de la fermeture des frontières et de l’absence d’échanges intermaghrébins», a affirmé l’ambassadeur. La deuxième raison évoquée est «cette aspiration légitime des peuples du Maghreb -qui continue d’être malheureusement étouffée- pour une intégration économique et un effort conjugué pour l’édification d’un avenir commun, où prospérité, stabilité et libre circulation des biens et des personnes seront assurées à travers les frontières inter-maghrébines».
Le 3ème déterminant du caractère urgent militant en faveur de la résolution de ce différend artificiel est la «situation extrêmement grave qui sévit» au sud du Maghreb, et dont «l’abcès de fixation» est la crise malienne, a poursuivi l’ambassadeur.
Et de conclure: «Nous sommes tous mis face à nos responsabilités face à ces défis et le fait que le Conseil de sécurité soit lui-même saisi par la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDAO) pour mettre en œuvre un plan visant à sauver le nord du Mali est révélateur de cette situation d’urgence».

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