Saisie de plus de 118 tonnes de chira durant les dix premiers mois de 2010

La lutte anti-drogue au Maroc commence à donner ses fruits. Les mesures prises dans ce cadre par le ministère de l’Intérieur ont permis de réduire de manière significative le trafic de drogue en perspective de l’éradication totale de ce fléau. Les chiffres présentés à ce titre, lundi 6 décembre, devant la Commission de l’Intérieur, de la décentralisation et des infrastructures, à la Chambre des conseillers, par le ministre de l’Intérieur, Taib Cherkaoui, sont encourageants. En marge de sa présentation du projet de budget sectoriel de son département pour l’année 2011, le ministre a fait état, durant les dix premiers mois de l’année, de la destruction d’environ 9.400 ha, la saisie de plus de 118 tonnes de chira, plus de 43 kg de cocaïne et plus de 85.000 comprimés psychotropes. Dans le même esprit, M. Cherkaoui a affirmé que les pouvoirs publics ont poursuivi, durant l’année en cours, les campagnes de lutte contre la propagation de la culture du cannabis dans les provinces concernées. Une lutte sans merci qui se traduit par l’arrestation des barons, le démantèlement des réseaux et les saisies en grandes quantités de la drogue ainsi que la lutte contre la culture du cannabis au Maroc.
Il est à noter que de nombreuses organisations internationales ont salué à plusieurs reprises les efforts menés par le Maroc dans le cadre de la lutte contre la drogue. Au titre de l’année 2010, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) avait souligné que le Maroc n’est plus le premier producteur du haschich. Selon une étude de cette agence onusienne rendue publique, mercredi 31 mars dernier, la production de l’Afghanistan du haschich est estimée à 145 kg par hectare, contre 40 kg au Maroc. En février dernier, l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS) avait salué les progrès réalisés par le pays dans le cadre de l’éradication de la culture illicite du cannabis. L’OICS avait mis l’accent sur la réduction de 55% de la superficie totale de culture de cannabis passant de 134.000 hectares en 2003 à 60.000 hectares en 2008. Ainsi, dans le cadre de son rapport 2009, l’OICS n’avait pas mentionné le Maroc, pour la première fois, comme étant le premier producteur de résine de cannabis dans le monde. Dans ce rapport, l’OICS a relevé que «le Maroc a poursuivi ses efforts dans le domaine de la lutte contre la drogue», relevant que le Royaume s’est acquitté des obligations qui lui incombent en matière de notification en vertu des Traités internationaux relatifs au contrôle des drogues. Il y a tout juste un an, le Maroc avait annoncé une baisse significative des superficies cultivées en cannabis. En décembre 2009, Khalid Zerouali, gouverneur-directeur de la migration et de la surveillance des frontières au ministère de l’Intérieur, avait annoncé que les superficies cultivées en cannabis au Maroc ont reculé de 134.000 en 2003 à 56.000 ha en 2009, soit une baisse de 60%. Ainsi, la ville de Larache a été, pour la 5ème année consécutive, déclarée «ville sans cannabis». Aussi, les cultures de cannabis au niveau des 17 communes ciblées de la province de Chefchaouen ont été totalement éradiquées, alors que l’éradication de ces cultures illicites a atteint 80% dans la province de Taounate et 90% à Tétouan. La lutte contre les réseaux de trafic est l’un des principaux axes de la stratégie du Maroc de lutte anti-drogue lancée en 2005. Grâce à cette stratégie, les saisies de chira ont atteint 180 tonnes en 2009, soit une augmentation de 60% par rapport à l’année 2008.

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