Scally : «Je ne peux ni confirmer ni infirmer»

ALM : Comment se porte le tourisme à Agadir ?
Saïd Scally : Le tourisme se porte bien à Agadir. Nos indicateurs sur les arrivées, les nuitées et les taux d’occupation montrent une progression nette sur le premier semestre 2004. Mais pour autant, il ne faut pas chanter victoire. Nos résultats, sont nettement en déça de ceux enregistrés par des pays du pourtour méditerranéen comme l’Egypteou la Tunisie. Le sursaut d’Agadir est dû il faut le souligner à une meilleure politique de desserte aérienne.
Je pense que vu les programmes mis en commun avec d’autres compagnies aériennes et la RAM, qui oeuvre à l’écoute des professionnels, le rythme sera encore maintenu. Les résultats officiels, publiés à la fin juillet, sont très encourageants. Le mois d’août aussi a été excellent. Donc, on peut espérer que le reste de l’année se passe aussi bien.
Que pensez-vous des chiffres annoncés, récemment, par Adil Douiri ?
Je n’ai pas d’éléments pour confirmer ou infirmer les bilans établis par le ministère à l’échelle nationale. Je pense, pour cela, il faudra que les CRT puissent recouper entre eux leurs chiffres, etc. Je pense, pour ma part, que contester ces chiffres est difficile tout comme le fait de les accepter sans réserves. Mais le ministère dispose de tous les éléments pour dresser la situation de l’activité, ville par ville, et catégorie par catégorie. Peut-être l’optimisme est un peu exagéré, mais quand même le produit Maroc est en train petit à petit de surmonter la crise.
A votre avis, doit-on comme l’a fait le ministre du tourisme, considérer un MRE comme un touriste?
Les MRE sont des touristes. Ce sont des touristes à part entière, des clients excellents qui ont des comportements de touristes, qui logent de plus en plus à l’hôtel et qui prennent une importance considérable dans les nuitées consommées. Par conséquent, c’est normal de les considérer comme touristes à part entière.
Est-ce que les recettes touristiques sont en progression avec les nuitées?
Pas du tout. Les hôteliers et les réceptifs ont baissé les prix. Donc les recettes ne pouvaient plus se maintenir. Il est temps de revoir l’offre et surtout de réconcilier la qualité avec le prix. Si l’on continue de baisser les prix, c’est normal que les recettes ne suivent pas.
L’on dit que les professionnels n’ont plus accès aux chiffres des délégués régionaux…
Effectivement, par décision ministérielle, toutes les décisions sont centralisées depuis le début de l’année. On ne peut plus accéder aux chiffres directement à partir des délégations régionales comme cela était le cas.

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