Scrutin, mode d’emploi

Tout l’enjeu des échéances électorales, dont la tenue a été officiellement annoncée en septembre 2002, réside dans le choix du mode de scrutin. Faut-il maintenir le scrutin actuel, uninominal à un tour ou adopter un nouveau mode de scrutin ? Le débat agite les états-majors des partis politiques. Et il se fait en fonction des intérêts politiques des partis en lice. A dix mois du rendez-vous électoral –présenté déjà comme le grand saut– deux grandes tendances se dessinent : les adeptes du scrutin uninominal à tour et celui de liste. Le scrutin par liste qui a toutes les faveurs des partis de la Koutla a deux variantes : le scrutin de liste à la proportionnelle et celui de liste majoritaire. Les variantes ne s’arrêtent pas là. Le scrutin de liste à la proportionnelle adopté, il s’agira de déterminer sur quel critère. A la base de fortes moyennes ou de plus grands restes ? La liste majoritaire a, elle aussi, ses variantes car les acteurs politiques doivent là aussi dégager un accord, celui de savoir si un tel mode de scrutin se fera à un tour ou à deux tours. Reste enfin le mode de scrutin uninominal. Il peut être maintenu en l’état, c’est-à-dire à un tour. Une réforme substantielle peut y être apportée si la formule uninominale à deux tours est adoptée. Les spécialistes de la chose électorale s’accordent à dire que, schématiquement, les grands partis sont défenseurs du mode de scrutin majoritaire et celui uninominal à deux tours, favorisant les regroupements et les reports de voix. Les « petits » partis se prononcent généralement pour un scrutin par liste à la proportionnelle. Un mode électoral qui favorise bien évidemment leur représentativité.

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