Selon une ONG spécialisée, près de 250.000 jeunes de moins de 20 ans souffrent d’épilepsie

Selon une ONG spécialisée, près de 250.000 jeunes  de moins de 20 ans souffrent d’épilepsie

Près de 300.000 personnes sont touchées par l’épilepsie au Maroc. Chez les jeunes de moins de 20 ans, ils seraient 250.000 à souffrir de cette affection neurologique. Lors d’une conférence sur le thème «Epilepsie et enfant scolarisé» qui s’est tenue le 17 mai à Casablanca, la Ligue marocaine contre l’épilepsie a examiné de très près la maladie au sein des écoles. Selon l’association, 25% des enfants épileptiques ne peuvent pas suivre une scolarité normale et sont inscrits dans des établissements adaptés. Il faut aussi noter que 20 à 70% des élèves malades dans des établissements ordinaires ont une scolarité retardée et certains d’entre eux doivent être orientés. Plusieurs facteurs expliquent cette situation, en l’occurrence l’absentéisme. Les enfants épileptiques ont souvent des crises ou subissent les effets secondaires de médicaments qui les contraignent à faire des séjours prolongés à l’hôpital sans compter les suivis chez le médecin pour examiner l’évolution de la maladie.
Les difficultés psychologiques jouent aussi un rôle important. La mauvaise estime de soi-même, l’anxiété  ou encore l’inhibition intellectuelle peuvent affecter non seulement le travail scolaire mais aussi la vie scolaire comme le contact avec les autres élèves.  Pour aider les épileptiques à l’école, il  faut tout d’abord commencer à en parler  et reconnaître que c’est une maladie comme les autres. Il est plus que jamais urgent que les enseignants et les camarades de classe soient informés de la situation particulière de l’élève malade.Que faire en cas de crise? Si celle-ci dure plus de 15 minutes, l’enseignant doit aussitôt appeler les pompiers pour éviter les effets néfastes sur le cerveau de l’enfant concerné. 
Dans le cas d’une crise généralisée tonico-clonique, il faut freiner la chute, attendre la fin des convulsions et allonger l’épileptique sur le côté en position latérale de sécurité, le coucher sur le côté la tête tournée. Il ne faut rien lui introduire dans la bouche. Il est rare qu’il y ait des médicaments à administrer car la crise cesse au bout de quelques secondes ou quelques minutes. L’enfant peut aussi présenter une période de somnolence ou de confusion après la crise qui peut durer plusieurs minutes. A ce moment précis, il faut l’aider à reprendre ses esprits et lui expliquer ce qui vient de se passer. 
Par ailleurs, certains parents  ne font pas assez le nécessaire pour établir une bonne communication avec les enseignants et le médecin scolaire par peur de révéler la maladie de leur enfant.  Pour leur part, les enseignants  doivent connaître précisément les capacités de l’élève et ses compétences pour l’aider au mieux.
L’enfant épileptique bien équilibré a autant de chances d’avoir de bons résultats scolaires que ses autres camarades. Il faut lui donner la chance d’aller à l’école comme les autres enfants et de suivre une scolarité normale. Les établissements spécialisés ne doivent être réservés qu’à des cas très spécialisés.  L’épilepsie présente plusieurs symptômes. Les plus visibles sont des clignements rapides des paupières, des spasmes de la face, des mâchonnements, des hyperventilations et des pertes d’urines. Ce genre de crise peut se répéter jusqu’à cent fois en l’absence de traitement. La maladie disparaît généralement à l’adolescence mais elle nécessite un traitement prolongé. A l’heure actuelle, l’épilepsie ne se guérit pas mais elle peut être maîtrisée.

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