Situation dans les camps Tindouf : le Maroc met l’accent sur la persistance de l’esclavagisme

Les pratiques d’esclavagisme et de travail forcé exercées par les dirigeants du Polisario persistent à l’encontre des populations des camps de Tindouf. Le Maroc a exprimé, mercredi 16 septembre, sa profonde inquiétude à propos de cette situation. L’ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l’Office des Nations unies à Genève, Omar Hilale, a appelé la communauté internationale à se saisir de cette question en toute urgence. «Le reportage «Apartheid du désert», réalisé en 2007 dans les camps de Tindouf par deux journalistes australiens Daniel Fallshow et Violeta Ayala, délivre un témoignage poignant sur des pratiques que le droit international a bannies à tout jamais et qui n’ont plus cours nulle part ailleurs», a indiqué M. Hilale à l’occasion de la tenue de la 12ème session du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU (CDH). Le diplomate marocain a invité la rapporteuse spéciale sur la vente d’enfants, la prostitution d’enfants et la pornographie impliquant des enfants, à s’atteler sur cette situation anachronique et à tout mettre en œuvre pour permettre à ces populations de vivre dignement et d’exercer pleinement leurs droits les plus élémentaires. Selon M. Hilale, le développement impressionnant des nouvelles technologies de l’information et la facilité de leur utilisation n’a fait qu’accentuer le phénomène de la vente d’enfants, de la prostitution des enfants et de la pornographie impliquant des enfants. Le diplomate marocain a noté, en outre, que ces technologies permettent un large accès à ces produits devenus plus faciles à obtenir et ce, en dépit des efforts déployés par les gouvernements et les fournisseurs des services Internet.
«Etant donné que l’Internet n’a pas de frontière, une coopération internationale plus étroite dans le domaine de la lutte contre la pornographie mettant en scène des enfants demeure indispensable pour faire face à ce phénomène transfrontalier», a précisé M. Hilale, ajoutant que la pénalisation de tels actes pourrait être facilitée par une standardisation et une harmonisation des législations nationales ainsi que l’interactivité et la coordination entre les Etats. M. Hilale a insisté pour qu’une attention particulière soit accordée aux victimes, notamment le suivi médical, moral et psychologique afin de permettre à ces enfants de s’intégrer normalement et se développer au sein de leur société.
M. Hilale a évoqué, dans ce cadre, les réformes législatives et institutionnelles adoptées par le Maroc afin de lutter contre l’exploitation des enfants et garantir la poursuite et la punition des auteurs de ces crimes, rappelant que le Royaume avait ratifié le «Protocole facultatif à la Convention sur les droits des enfants relatif à la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène des enfants» dès son adoption par l’Assemblée générale en 2000. Il a ajouté que le Maroc a, également, mis en place depuis 2006 des cellules de prise en charge judiciaire des enfants auprès des parquets généraux dans tous les tribunaux du Royaume et procédé à la formation des membres de ces cellules afin d’améliorer la façon de traiter avec l’enfant en général.

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