SM le Roi confirme Abdelouahed Radi à son poste de ministre de la Justice

SM le Roi confirme Abdelouahed Radi à son poste de ministre
de la Justice

Abdelouahed Radi sera maintenu à son poste de ministre de la Justice. SM le Roi Mohammed VI, qui a reçu M. Radi mardi après-midi au Palais royal d’Ifrane, lui a demandé de poursuivre sa mission gouvernementale en tant que ministre de la Justice, lui réitérant ses félicitations pour la confiance placée en lui par les militants de l’USFP en l’élisant au poste de premier secrétaire de leur parti. Par la même occasion, le Souverain a chargé M. Radi de « transmettre sa bienveillance et ses félicitations aux membres du bureau politique et aux militants de l’USFP, dont le militantisme et le sens de patriotisme ont permis de transcender les difficultés auxquelles le parti a été confronté dernièrement », indique un communiqué du Cabinet royal. A l’issue de l’audience royale, M. Radi a révélé dans une déclaration à la presse avoir soumis à l’approbation de SM le Roi un projet de plan de réformes de la justice, qui constitue l’un des chantiers prioritaires du Souverain. Dans son dernier discours du Trône, le Souverain a engagé le gouvernement à procéder à une réforme profonde du système judiciaire.
La justice est au cœur de la nouvelle génération de réformes tracées récemment par le Souverain, qui a particulièrement insisté sur le concept nouveau de « sécurité judiciaire » en tant que gage de l’égalité de tous les citoyens devant la loi. «Compte tenu de l’extrême importance que SM le Roi, Amir Al Mouminine, accorde à la réforme profonde de la justice, placée en tête des grandes réformes structurelles pour la consolidation de l’Etat de droit, la primauté de la sécurité judiciaire et la réalisation du développement, SM le Roi, que Dieu l’assiste, a demandé à M. Radi de poursuivre sa mission gouvernementale en tant que ministre de la Justice», indique le communiqué du Cabinet royal, ajoutant que
SM le Roi a réitéré «sa conviction que M. Abdelouahed Radi saura être à la hauteur pour s’acquitter de cette tâche».
A la veille du premier tour du huitième congrès de l’USFP (15 juin 2008, à Bouznika), Abdelouahed Radi avait exprimé le souhait d’être déchargé de son poste de ministre de la Justice en cas de son élection premier secrétaire du parti. M. Radi a expliqué cette initiative par le désir de se consacrer à la réorganisation du parti, alors en proie à une profonde crise politique et organisationnelle. «L’intérêt de la Nation prime celui d’un parti, d’autant plus qu’il s’agit pour M. Radi de s’attaquer à la réforme d’un secteur-clé dans le fonctionnement de la société marocaine, en l’occurrence celui de la Justice», explique un observateur des affaires partisanes. Le souhait de M. Radi de quitter son poste ministériel avait été accueilli avec enthousiasme par les militants de l’USFP qui y voyaient une manière pour la nouvelle direction du parti de se consacrer entièrement à la reconstruction de la formation. Mais, la volonté royale d’aller de l’avant dans le processus de réforme de la justice a prévalu sur l’intérêt strictement partisan. Et M. Radi sera donc appelé à assumer jusqu’au bout le cahier des charges sur la base duquel il avait été nommé.

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