Smara : retour sur une nuit agitée

La ville de Smara a retrouvé son calme habituel après les incidents qui ont éclaté, dans la nuit de dimanche à lundi derniers, à "Hay Hassani", un quartier au centre de cette ville et où une famille organisait une fête pour célébrer la libération de Hammoud Othmani qui a bénéficié des mesures de grâce royale à l’occasion de la visite du Souverain au Sahara. Selon plusieurs sources à Smara, où se tenait d’ailleurs une première réunion de travail avec le président du CORCAS (Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes), toutes les personnes arrêtées ont été relâchées. Il s’agit notamment de plus d’une dizaine de jeunes qui s’étaient attaqués aux forces de l’ordre. Leur libération, tard dans la soirée du lundi 27 mars 2006, est intervenue suite aux bons offices des chioukhs des tribus à Smara auprès des autorités locales, mais qui ont aussi intercédé auprès du wali de Laâyoune, présent sur place. Les participants à la réunion du CORCAS ont été unanimes à condamner cette nouvelle tentative des agitateurs à Smara et tout acte similaire visant à remettre en cause la cohésion des populations et leur attachement à l’intégrité territoriale du Royaume. Selon Moubarak Abdallah, l’un des chioukhs de la tribu R’guibat ayant pris part au processus d’identification, les notables de la ville doivent être consultés lorsque surgissent de tels problèmes pour les réduire à leur réelle signification et éviter, autant que faire se peut, l’intervention des forces de l’ordre.
Pour Moubarak Abdallah, les agitateurs de Smara sont de "jeunes simples d’esprit" qui sont manipulés par la propagande séparatiste et qui ont détourné, à leur manière, une fête familiale comme il y en a souvent au Sahara. Ce notable affirme que la finalité était de créer la tension et empoisonner le climat surtout après la visite royale dans la région et les grandes réalisations lancées au profit des populations. Tout avait commencé, comme l’affirment plusieurs sources contactées par ALM à Smara, quand la famille Othmani organisait, dimanche au début de la soirée, une fête pour célébrer la libération de Hammoud, condamné à un an de prison ferme dont il n’a purgé, en définitive et grâce au Souverain, que quelques semaines. Les agitateurs, munis de drapeaux du Polisario ont investi les terrasses de quelques maisons où ils avaient amassé des pierres. Les forces de l’ordre, accourues sur place, ont essayé de les en faire descendre, mais en vain. Les forces de l’ordre, en effectifs normaux, ont même laissé assez de temps à deux personnes, des notables de la ville, pour "négocier" avec les agitateurs.
Les deux "négociateurs" eux-mêmes seront pris à partie et agressés par les casseurs. Les forces de sécurité ont finalement dû intervenir pour rétablir l’ordre non sans enregistrer des blessés parmi leurs effectifs.
Selon les mêmes sources, les casseurs visaient aussi à empoisonner le climat surtout que le lendemain, lundi 27 mars 2006, le président du CORCAS était attendu sur place pour une réunion de travail autour des problèmes de cette ville située à près de 220 kilomètres du chef-lieu du Sahara marocain.
Hormis "Hay Hassani", la situation était normale dans les autres quartiers de Smara et surtout dans les camps de "R’bib" et "Legouiz", véritables poudrières ciblées généralement par la propagande des séparatistes.
Hammoud Othmani avait été condamné à un an de prison ferme, en février dernier, pour violence contre fonctionnaires publics. Lors d’une phase du programme d’échanges de visites entre Smara et Tindouf, il a assailli le toit d’un véhicule de la Minurso pour brandir un drapeau du Polisario. Ni lui, ni les autres membres de sa famille n’ont été impliqués dans les récents incidents de la ville.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *