Tanger : le Maroc s’engage dans la préservation de la biodiversité

L’Hôtel de ville de Tanger a abrité, samedi 9 octobre, les travaux de la conférence internationale sous le thème «Gestion durable du littoral : rôle de l’éducation et de la sensibilisation». Présidé par SAR la Princesse Lalla Hasna, présidente de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, cet événement s’assignait pour objectif de renforcer le travail éducatif et les actions de sensibilisation en faveur de la préservation de la biodiversité. Cette conférence qui a connu la participation d’experts nationaux et internationaux a été organisée par la Fondation Mohammed VI en partenariat avec l’Organisation islamique pour l’éducation, la science et la culture (ISESCO). «Ces Assises importantes que vous tenez sous notre Haut patronage offrent une occasion propice pour des échanges d’expériences utiles entre acteurs disposant d’un niveau remarquable de compétence et de savoir-faire, et faisant preuve de sens des responsabilités», indique SM le Roi Mohammed VI dans un message adressé aux participants de cette conférence et dont la lecture a été donnée par SAR la Princesse Lalla Hasna. Par ailleurs, le Maroc a enregistré de grandes avancées dans les domaines institutionnel et juridique en vue d’inscrire les questions de l’environnement au cœur des politiques publiques en matière de développement. «C’est ainsi que nous avons pris de nombreuses initiatives en faveur d’un développement propre, et mis en chantier, à cet égard, de grands programmes nationaux. Nous avons également veillé à la mise en place des législations nécessaires pour favoriser la promotion et la protection de l’environnement, et pour combattre aussi la pollution de l’air, tout en assurant la gestion des déchets, y compris l’interdiction de l’utilisation des sacs non biodégradables», souligne le Souverain. Et de faire remarquer que la Charte nationale de l’environnement dont l’élaboration a été préconisée dans le cadre d’une loi-cadre, «constitue, au-delà de la question écologique, un projet sociétal dont Nous voulons qu’il soit un véritable référentiel pour les politiques publiques dans notre pays». Les participants à cette conférence avaient pour mission d’essayer de mettre en œuvre des mesures en faveur de la préservation des écosystèmes littoraux face à la pression notamment à l’urbanisation et au tourisme. Ils ont tenu, à cet effet, à mettre en exergue les efforts déployés par la Fondation Mohammed VI à travers l’application de plusieurs initiatives dont celle des plages propres et du lancement du Programme Eco-écoles. Il est à noter que quelque 10 millions de Marocains vivent près des littoraux et que 11 des 14 plus grandes agglomérations mondiales sont situées sur les côtes. «Il est important de veiller au maximum à préserver les ressources naturelles et leurs capacités à se renouveler. C’est une approche territoriale qui prend en compte le développement, l’aspect social et en même temps l’aspect écologique», explique le haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, Abdeladim Lhafi. De son côté, Mohamed Ribi, chef de la division des parcs et réserves naturelles au Haut Commissariat, a souligné l’importance des Sites d’intérêt biologique et écologique (SIBE). «Les SIBE qui sont d’une richesse remarquable sur tous les plans biologiques et écologiques sont d’une extrême sensibilité et fragilité. Et notre approche au niveau de la gestion de ces sites doit être beaucoup plus prudente», dit-il.
Il est à noter que cette conférence a traité des thèmes portant notamment sur «Biodiversité des zones côtières face aux pressions de l’urbanisation et du tourisme», «Pêche et agriculture durables», «Information, communication et éducation» et «Education et accès au savoir».

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