Tanger-Med : Une fenêtre sur l’avenir

James Wolfensohn, président de la Banque mondiale, a poursuivi hier sa visite au Maroc entamée samedi. Il devait notamment participer hier à la cérémonie de démarrage des travaux de construction du nouveau port Tanger-Méditerranée présidée par Sa Majesté Mohammed VI.
La cérémonie a eu lieu sur le site de Oued Rmel à 35 km à l’Est de Tanger. Les explications fournies à Sa majesté Mohammed VI sur ce grand projet ont été suivies par une autre cérémonie consacrée à la signature de trois conventions concernant cette même zone baptisée Tanger-Méditerranée qui englobe en fait un ensemble de projets intégrés destinés à valoriser les potentialités économiques de cette région.
La veille, le président de la Banque mondiale a tenu, à Tanger, une séance de travail élargie avec plusieurs membres du gouvernement, présidée par le Premier ministre, M. Driss Jettou. M. James Wolfensohn devait en outre rencontrer des opérateurs économiques marocains, dont le président de la Confédération générale des Entreprises du Maroc (CGEM). Par ailleurs, Sa Majesté Mohammed VI a reçu hier après-midi à Tanger le président de la Banque mondiale, M. James Wolfensohn, que Sa Majesté a décoré du Grand Cordon du Wissam Alaouite.
Rappelons que le Maroc et la Banque mondiale poursuivent à travers cette nouvelle réalisation une longue période de coopération à plusieurs niveaux officiels et de la société civile, ainsi qu’avec d’autres bailleurs de fonds. C’est une coopération qui s’efforce de prendre un nouveau départ axé sur la lutte contre la pauvreté à travers des résultats durables de développement socio-économique avec autant de passion que de professionnalisme. Cette stratégie intègre la période 2001-2004 qui permet au Maroc d’inscrire l’apport de la Banque mondiale dans un ensemble d’options axé sur la lutte contre la pauvreté.
Dans ce cadre l’avis et l’expertise de la Banque mondiale en font un partenaire écouté dont l’expérience internationale est évidemment recherchée. La coopération entre le Maroc et la Banque mondiale a connu différents visages, ainsi que des hauts et des bas, mais a toujours gardé un aspect franc et intense. Ceci explique le nombre de chantiers que le Maroc et la Banque mondiale ont engagés et ceux qui sont en chantier ou programmés. Une coopération qui s’incarne dans le programme bilatéral de développement rural, d’alphabétisation et de lutte contre la pauvreté. L’engagement de l’Institution internationale et l’accompagnement du Maroc se déploient aussi au niveau de l’éducation et de la justice. L’objectif est de permettre au pays grâce à une justice équitable d’atteindre une croissance économique qui puisse lui assurer un développement durable. Cela passe aussi par l’éducation et la formation des compétences marocaines et des ressources humaines. La Banque mondiale s’est aussi impliquée et a apporté son soutien au Maroc, lors des années de sécheresse.
Le monde rural constitue également une cible privilégiée pour l’institution présidée par M. Wolfensohn qui voue un grand intérêt pour le maroc. Cette période cruciale du développement de notre pays nous confronte à l’obligation de tirer profit de tous les moyens qui se présentent et s’inscrivent dans notre stratégie de croissance, tant il est vrai que les défis sont grands et les attentes nombreuses. La Banque mondiale occupe une place centrale dans cette recherche quasi permanente de sources de financement de ce programme en constant renouvellement richissime. À titre d’exemple, pour le seul volet de l’eau, de l’environnement et de l’aménagement du territoire, la Banque mondiale participe de façon nodale à l’aboutissement des «réformes politiques et institutionnelles entreprises par notre pays et qui lui ont permis d’inscrire la protection et la gestion des ressources naturelles dans la logique du développement durable». La Banque mondiale apporte, à son niveau, le soutien nécessaire pour la réussite de cet ambitieux programme. C’est une reconnaissance d’une instance internationale, des plus importantes, à la pertinence de ces choix qui tendent à encourager l’utilisation optimale des potentialités, pour en tirer le meilleur profit. Cette collaboration est appelée à se développer davantage, car la conjoncture s’y prête; surtout que le Maroc a montré sa détermination à rattraper le temps perdu et à ne plus tolérer le moindre gaspillage ou détournement des potentialités existantes pour mieux négocier et faire aboutir les réformes politiques et institutionnelles en cours.

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