Tanger : vers une candidature unique

Tanger : vers une candidature unique

La carte politique communale de Tanger est l’une des plus balkanisées en comparaison avec celles des autres villes où le système de l’unité de la ville sera appliqué. La composition politique du nouveau Conseil de la ville est très hétérogène et ne permet pas facilement de faire des prévisions précises en ce qui concerne le futur maire de cette métropole. Selon les résultats officiels, la carte politique du Conseil se présente comme suit : Parti de l’Istiqlal : 9 sièges ; Rassemblement National des Indépendants : 8 sièges ; Union Socialiste des Forces populaires :7 sièges ; Mouvement National Populaire : 7 sièges ; Parti du Progrès et du Socialisme : 4 sièges ; Parti de l’Environnement et du Développement : 4 sièges ; l’Union Constitutionnelle : 4 sièges ; Parti d’Al Ahd : 3 sièges ; Front des Forces Démocratiques : 3 sièges ; Parti de la Réforme et de l’Equité: 3 sièges ; l’Union Démocratique : 2 sièges ; les Sans Appartenance Politique : 2 sièges ; Mouvement Populaire : 2 sièges ; Parti de la Démocratie et de l’Indépendance: 2 sièges ; la Gauche Socialiste Unifiée : 2 sièges ; Forces Citoyennes, Initiatives Citoyennes pour le Développement, Parti National Démocrate, Parti de la Réforme et du Développement, Parti Marocain Libéral, Parti du Centre Social, Alliances des Libertés, Parti de l’Action, et le Congrès National Ittihadi : 1 siège chacun. Cette répartition disparate des sièges ne permet pas une facile formation de la majorité au sein du Conseil et l’élection d’un maire devrait être difficile si l’on considère les affinités politiques. Mais, tout semble indiquer que le choix ne va pas être si difficile. Selon des échos émanant des différentes formations politiques représentées au sein du Conseil de la ville, le futur maire de Tanger serait Dahman Derham. Tête de liste du PPS dans la commune de Tanger-Médina, Derham n’est pas un novice de la politique à Tanger. Il était le président de la commune urbaine de Tanger avant sa répartition en trois communes lors des élections communales de 1993. Ainsi, son élection à la tête de la mairie de Tanger serait un retour triomphal sur la scène politique locale après une parenthèse de plus de dix ans. Selon certains observateurs des affaires locales, ce retour a été possible grâce à l’absence forcée de la compétition de Abdessalam Arbaïne qui avait réussi à le détrôner et constituait son principal adversaire. De source proche des tractations entre les différentes formations composant le Conseil de la ville, on va jusqu’à prétendre que les jeux sont déjà faits en ce qui concerne la mairie et les présidences des arrondissements. Ainsi, le maire serait Dahman Derham, alors que la présidence des arrondissements de Charf-Moghogha, Charf-Souani et Tanger-Médina reviendraient respectivement à Mohamed Bekkali Tahiri de l’USFP, Hassan Ahmout du MNP et Larbi Bourass du FFD. Par ailleurs, il est plus que certain que si la candidature de Derham n’arrive pas à dégager une majorité, ce qui reste peu probable, un autre candidat se présenterait pour ce poste. Certaines rumeurs parlent de l’actuel président de la Chambre de commerce et d’Industrie, Brahim Dehbi. Tête de liste du Mouvement National Populaire dans la circonscription de Tanger-Charf, il a réussi à décrocher sept sièges au conseil de la ville, ce qui lui confère de fortes chances s’il décide de se présenter sachant que le nombre total des sièges obtenus par la mouvance est de 11 sièges. Dans tous ces calculs politiques, la seule énigme de la nouvelle donne politique à Tanger reste celle du retrait de l’Istiqlal. Ce parti qui a obtenu 9 sièges semble être passé en arrière-plan de la course pour la mairie et serait prêt, affirment certaines sources, à soutenir la candidature de Dahman Derham.

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