Terrorisme : la bande des dix-sept

Dix-sept personnes ont été interpellées en novembre dernier dans le cadre du démantèlement d’une cellule terroriste en phase de recrutement. Les 17 membres de la présumée cellule terroriste ont été auditionnés mercredi dernier par le juge d’instruction de la Cour d’appel de Salé. La date de la prochaine audition a été fixée au 25 janvier prochain. Lors de cette audition, quatre autres mis en cause, membres présumés de cette cellule, devront également être entendus par le juge.
Les prévenus, en détention préventive à la prison civile de Salé, avaient déjà été auditionnés par le juge d’instruction, le 7 décembre courant, dans le cadre de l’interrogatoire détaillé.
Le procureur général près la cour d’appel de Rabat avait indiqué que les mis en cause avaient été déférés devant le juge d’instruction à Salé pour « constitution d’un groupe criminel en vue de préparer et de commettre des actes terroristes ayant une liaison avec un projet collectif visant à attenter dangereusement à l’ordre public».
Les prévenus doivent également répondre du chef d’accusation de « collecte et gestion de fonds avec l’intention de les utiliser dans l’exécution d’actes terroristes ».
Cette cellule, démantelée par la police judiciaire à l’étape de constitution, serait dirigée par deux personnes d’origine marocaine, les dénommés Mohammed R’ha, naturalisé Belge, et Khalid Azig. Ces deux hommes, sont considérés comme les cerveaux présumés de cette cellule.
Parmi les détenus, figurent deux anciens prisonniers marocains de Guantanamo, Brahim Benchekroun et Mohamed Mazouz, qui étaient jugés en état de liberté provisoire dans un autre procès en cours. Selon la police, ils ont été interpellés pour avoir aidé à l’infiltration d’un membre d’Al-Qaïda au Maroc.
Ce groupe était, par ailleurs, en connexion avec des organisations terroristes extérieures qui assuraient son financement.
L’objectif de la constitution de cette cellule était d’enrôler de jeunes Marocains pour les envoyer suivre des entraînements paramilitaires à l’étranger avant de les rapatrier par la suite afin de commettre des actes terroristes au Maroc. Le groupe devait implanter au Maroc une branche d’Al-Qaïda, la nébuleuse terroriste dirigée par Oussama Ben Landen.

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