Terrorisme : Prison ferme pour 22 membres de «Jamaât Al Mouslimoun Al Joudoud»

Terrorisme : Prison ferme pour 22 membres de «Jamaât Al Mouslimoun Al Joudoud»

Vingt-deux membres de la cellule terroriste « Jamaât Al Mouslimoun Al Joudoud » viennent d’être reconnus coupables. Ils ont été condamnés à la prison ferme par le tribunal antiterroriste de Salé, à l’issue d’un procès qui a duré à peu près deux ans. Le tribunal a infligé une peine de six ans de prison ferme au principal accusé de ce groupe, Abdelmajid Kabli. Ce dernier, qui a été arrêté en 2005, était poursuivi pour « constitution de bande criminelle pour préparer et commettre des actes terroristes », « exercice d’activités au sein d’une association non reconnue » et « réunions publiques sans autorisation ». Abdelmajid Kabli était, selon l’accusation, l’un des membres les plus dangereux du «Groupe des nouveaux musulmans», mouvement dirigé par un terroriste connu sous le nom d’Abou Issa et résidant en Grande-Bretagne.
Le tribunal a, par ailleurs, condamné à quatre ans de prison ferme neuf autres prévenus. Il s’agit d’Abderrahmane El Barghimi, Mohamed El Moradi, Manat Allah Sankalou, Salah El Ayoubi, Ahmed El Barghimi, Noureddine El Fayz, Fatima Baida, Ahmed Fatine et Aziz Khatar. Le même verdict a été prononcé par contumace contre l’accusé Ali Msidi, qui était poursuivi en état de liberté provisoire.
Trois autres accusés ont écopé de trois ans de prison ferme, en l’occurrence Lahcen Daoudi, El Haj Khantar et Jilali Alami, tandis que 7 autres se sont vus infliger une peine de deux ans de prison ferme. Il est question d’Abdellatif Benhrida, Hassan Alami, Mokhtar Lazaar, Rachid Daoudi, Bouchaïb Khachbi, Ahmed Chouika et Abdelouahed Bilal. Ces vingt-deux inculpés faisaient partie d’un lot de quarante-deux personnes arrêtées dans le cadre du démantèlement en 2005 du «Groupe des nouveaux musulmans», alors qu’il s’apprêtait à bâtir un réseau jihadiste à travers l’ensemble du Royaume.  Sur les quarante-deux accusés, une vingtaine de personnes ont été acquittées. Il s’agit d’Abderrahmane El Marriq, Larbi Fath Arrahim, Mustapha Mahjoub, Abdelkader Karyate, Houssine Bourchouk, Abdallah Alami, Abdelkader El Ghali, Rahal Zouitna, Driss Lazaar, Brahim Salhi, Toutou Mustapha, Karim Boughadji, Mohamed El Bali, Jamal Hamouti, Houssine Boughadji, Mohamed Hamouti, Mohamed Bousfiha, Saâd Tamani, Abdelkrim El Bouklite et Mohamed El Jouaai.
Ces derniers avaient nié durant les différentes étapes du déroulement du procès leur appartenance à «Jamaât Al Muslimoune Al Joudoud», et plaidé non coupables de plusieurs autres accusations graves, notamment «l’excommunication (takfirisme) de la société et des institutions publiques».



Pas de liberté provisoire pour Saâd Houssaïni


La chambre criminelle (1er degré) chargée des affaires de terrorisme de la Cour d’appel à Salé a refusé d’accorder la liberté provisoire à Saâd Houssaini, alias «Mustapha» et «Nabil», présumé impliqué dans les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca. La juridiction a également rejeté, jeudi, toutes les requêtes de liberté provisoire au profit de 16 autres prévenus. Recherché par la police depuis 2002 pour son appartenance présumée au «Groupe islamique combattant marocain» (GICM), Saâd Houssaini (38 ans), qui est titulaire d’une licence en chimie, est poursuivi avec 17 autres prévenus, dont un en liberté provisoire, pour «atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat» et «constitution de bande criminelle dans le but de préparer et de commettre des actes terroristes visant à troubler l’ordre public». Placé en détention provisoire à la prison de Salé sur ordre du juge d’instruction, Saâd Houssaini a été arrêté début mars 2007 à Casablanca. Connu pour être le responsable de la commission militaire du GICM, il s’est rendu en Afghanistan où il a reçu des entraînements paramilitaires sur le maniement d’armes légères, la fabrication d’explosifs, les techniques de la guérilla et le combat de rue. Selon des sources judiciaires, le prévenu qui avait regagné le Maroc en 2002, s’est employé à activer les cellules du GICM à travers la mise en place d’un comité militaire visant l’établissement de camps dans les hauteurs du Rif et de l’Atlas pour entraîner les volontaires aux techniques de guerre, héberger les membres du groupe et établir des bases pour la fabrication d’explosifs.
La même source a affirmé qu’au lendemain des événements du 16 mai 2003 à Casablanca et du démantèlement du GICM, Houssaini s’est consacré à la création d’un nouveau réseau chargé de l’enrôlement de Marocains pour aller combattre en Irak.

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