Terroristes dangereux en cavale

Deux terroristes ont réussi à s’enfuir lors de l’opération du quartier Sidi Khadir, à Casablanca qui a été soldée par l’arrestation de trois « takfiristes » considérés comme très dangereux. Il s’agit de Youssef Addad, né le 2 décembre 1980 à Youssoufia, de son père Ahmed Ben Kaddour et sa mère Rachida Bent Mohamed et de Mohamed Mantala, né le 11 mai 1975 à Casablanca, de son père Ameur Taïb et de sa mère Ouardia Bent Ali, mécanicien de son état, demeurant au n° 237, douar Sekouila, à Casablanca. Si le nom de ce dernier n’a été évoqué qu’après les attentats du vendredi 16 mai, celui du premier a été cité en juin 2002, après l’arrestation de « l’émir du sang », Youssef Fikri, condamné à la peine de mort.
En effet, Youssef Addad, alias Abdelkebir, avait fait la connaissance de Youssef Fikri à Youssoufia où ils ont perpétré plusieurs agressions avant de regagner Casablanca. Là, ils ont embrigadé Abdelmalek Bouzgarne, arrêté lors de l’opération Sidi Khadir et l’ont intégré au groupe Salafia Jihadiya. Au cours de l’année 1999, ils sont retournés à Yousoufia, bien que les deux premiers (Youssef Addad et Youssef Fikri) faisaient l’objet d’un avis de recherche par la police de cette ville depuis le début de 1998 et ils ont loué un appartement à 250 DH. Entre-temps, Youssef Addad les a informés qu’un homosexuel, nommé Sabah entretient une relation avec un employé de l’OCP au quartier Diour N’sara. Se rendant dans leur appartement, ils n’ont trouvé qu’Omar Farrak qui leur a ouvert la porte, presque nu. Prétendant vouloir attendre l’homosexuel Sabah, ils sont entrés et lui ont demandé un verre d’eau. Une fois dans la cuisine, Youssef Addad l’a saisi par le cou et Abdelmalek Bouzgarne lui a asséné un coup de couteau, puis Fikri l’a surpris par un deuxième coup avant de prendre la fuite. Ils ont séjourné par la suite à Casablanca avant que Youssef Fikri et Youssef Addad se déplacent à Nador. Les deux, Youssef Addad et Fikri, ont fait la connaissance postulant à l’Eldorado, un certain Mohamed. Ils ont tous les trois loué une chambre au quartier Tarkaâ.
Une fois que Fikri et Addad ont remarqué que Mohamed insultait Dieu et la religion, ils ont décidé de le liquider. Sans hésitation, ils sont passé à l’action en l’égorgeant sans état d’âme. Ils ont découpé, ensuite, le corps en trois parties et les ont enterrées dans différents terrains vagues au quartier Tarkaâ et à Beni Nsar. Retournant à Casablanca après avoir perpétré d’autres agressions et attaques à main armée, dans différentes villes marocaines, Addad et Fikri ont rencontré une fois encore leur « frère », Bouzgarne, ainsi que Rachid Bahri pour entamer une « campagne » contre les prostituées. Au cours de leurs activités criminelles au nom d’Allah, ils ont remarqué le notaire stagiaire, Abdelaziz Assadi, à bord d’une Fiat Sienna, en compagnie de deux filles. Ils l’ont suivi à bord de leur C15 qu’ils avaient volé. Etant arrivé à lui barrer le chemin, ils se sont présentés comme des policiers. Assadi aurait alors prétendu être procureur du Roi. Il s’agit d’un important gibier, qui symbolise l’Etat, pensent-ils. Ils ont malmené les deux filles et les ont libérées avant de conduire Assadi à bord de leur véhicule jusqu’à un terrain vague, à la commune Ahl Laghlame, Sidi Bernoussi-Zenata. Suite à un tirage au sort, le «privilège» d’égorger la victime est revenu à Youssef Fikri. Ils ont brûlé la voiture du notaire stagiaire dans un terrain vague entre Aïn Harrouda et Bouznika. Youssef Âddad qui avait rencontré Karim El Mejjati, alias Abdelkrim, alias Abou Ilyasse, a participé à un hold-up qui a ciblé en fin 2001, l’agence de Redal à Salé et à d’autres attaques à main armée.
Quant à Mohamed Mentala, considéré par la police comme « membre dangereux », il était un kamikaze de réserve, membre du groupe chargé de commettre des attentats terroristes à Marrakech.

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