Trois scénarios pour une circonscription

Les préparatoires ont commencé dans le milieu des candidats potentiels au même moment où ont été entamés les amendements de la loi organique relative aux élections des membres de la chambre des représentants. Cependant, le mode de scrutin de liste nécessite de par sa nature un élargissement des circonscriptions électorales ( deux circonscriptions au minimum). Et comme l’annonce du découpage électoral tarde à venir, la seule façon de procéder qui reste aux partis politiques c’est de pronostiquer.
Prenons la préfecture de Oujda-Angad à titre d’exemple du désarroi enregistré dans ce sens. La carte électorale actuelle est répartie comme suit : -Deux sièges RNI (Rassemblement national des indépendants)
-Deux sièges PJD (parti de la justice et du développement)
– Un siège UD (Union démocratique).
Par conséquent, l’opinion générale concernée par les échéances se retrouve devant les scénarios suivants :
1) – Une circonscription à cinq sièges : C’est l’éventualité de base. Ce scénario inciterait un bon nombre d’observateurs à s’engager dans l’expérience électorale ; Au fur et à mesure que les circonscriptions s’élargissent augmentant le nombre de sièges, les différents candidats disposent de plus de chances. On peut dire préalablement que cette éventualité mettrait le RNI et le PJD dans une situation difficile. Ils ne pourraient pas disposer de plus d’un seul siège pour chacun d’entre eux. La concurrence des autres listes tournerait alors autour de trois sièges.
2) – Une circonscription à quatre sièges : C’est le scénario le plus probable. L’ adoption de la liste nationale pour les femmes constituée de 30 sièges, impose l’élimination de quelques sièges dans certaines circonscriptions à 5 sièges et plus. L’objectif étant évidemment la réduction du nombre des sièges dans les circonscriptions laissant ainsi l’opportunité aux grands partis. Cette fort probable éventualité confirme la première analyse à savoir que la concurrence se ferait autour de deux sièges seulement, si le RNI et le PJD s’octroient chacun un siège. Dans ce cas, la lutte battrait son plein en raison des noms poids lourd qui comptent intégrer le combat électoral.
3) – Deux circonscriptions séparées : Cette éventualité est basée sur le fait que l’élimination d’un siège en faveur de la liste nationale risque de ne pas se faire au niveau de toutes les provinces et préfectures à 5 sièges et plus. Il paraît que certaines parties poussent dans le sens de diviser la préfecture Oujda-Angad en deux circonscriptions : l’une à trois et l’autre à deux sièges. Le grand bénéficiaire de cette division est le RNI car il serait facilement capable de préserver ses deux sièges. Ainsi, les gagnants seraient la tête de liste 1 et la tête de la liste 2. De la même manière, le PJD pourrait aussi conserver ses deux sièges. Le cas échéant, les autres partis politiques se disputeraient un seul siège. Et la lutte serait encore plus féroce.
Conclusion : Cette multitude d’éventualités nous pousse à dire que les luttes partisanes intestines actuelles n’est qu’une étape annonciatrice des luttes ultérieures après l’officialisation du découpage électoral. Et que Dieu vienne en aide au candidat qui « achèterait » sa place en tant que tête de liste dans une circonscription à 5 sièges quand il se retrouvera «tête de liste » d’une circonscription à 2 sièges seulement !!

• Benyounès Merzougui correspondance privée

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