Un acte de foi en l’avenir

Le 30 juillet 2001, dans le discours du trône, à l’occasion du deuxième anniversaire de l’accession de S.M. le roi Mohammed VI au Trône de ses glorieux ancêtres, le souverain a mis en exergue le caractère pluriel de notre identité nationale. Convaincu que la reconnaissance de l’ensemble de l’héritage culturel et linguistique de notre peuple renforce l’unité nationale par la consolidation de notre identité, le 17 octobre de la même année, à Ajdir, à Khénifra, au coeur du Moyen-Atlas, le souverain, dans un discours historique, a annoncé qu’il a scellé du sceau chérifien, le dahir portant création de l’Institut Royal de la culture Amazigh, avec pour mission de sauvegarder et de promouvoir cette culture, oeuvre à laquelle le souverain accorde «une sollicitude toute particulière». Car, rappelle-t-il, elle, «appartient à tous les Marocains».
Elle constitue une partie intégrante de notre patrimoine et un apport enrichissant à notre civilisation. Cette affirmation est sans équivoque. En fait, un coup d’oeil jeté rétrospectivement sur notre histoire, nous apprend avec une certitude qui ne laisse nulle place au doute, qu’au Maroc, il n’y a jamais eu de fermentation identitaire. «La promotion de l’amazighe est une responsabilité nationale, car aucune culture nationale ne peut renier ses racines historiques. Elle se doit, en outre, de s’ouvrir et de récuser tout cloisonnement, afin qu’elle puisse réaliser le développement indispensable à la pérennité et au progrès de toute civilisation», dit le souverain.
Le peuple marocain qui a toujours montré un attachement plein de ferveur à sa culture riche par sa diversité, soudée par l’adhésion nationale qu’elle suscite, répondra à cet appel, et se montrera digne de cette «sollicitude royale toute particulière» à l’égard de la culture amazigh, appelée désormais à s’ouvrir pour offrir et accueillir, donner et recevoir, s’adonner à cet échange permanent indispensable à son épanouissement et à celui de notre civilisation.
Le 13 janvier 2002, S.M. le roi nomme Mohamed Chafik recteur de l’Institut Royal de la culture amazighe (IRCAM). Et conformément aux dispositions du dahir portant création et organisation de l’Institut, sa majesté le roi désigne les quatre membres qui, outre le recteur de l’Institut, siégeront à la commission provisoire.
Le jeudi 24 juillet, sa majesté le roi Mohammed VI nomme les membres du Conseil d’administration de l’Institut Royal de la culture amazighe (IRCAM), en les appelant à faire de cette institution un cadre ouvert fondé sur le dialogue sérieux et le respect du droit à la différence.
L’Amazigh est une composante fondamentale de l’identité nationale. Elle appartient à tous les Marocains, sans exclusive, et que sa promotion s’inscrit dans le projet sociétal, démocratique et moderne, qui conforte et consolide l’identité nationale et ses valeurs linguistiques, culturelles et civilisationnelles qui en sont les vecteurs et l’expression.

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