Un bon cheval dans la course

Une nouvelle page est désormais ouverte dans la longue et périlleuse histoire de la gestion des établissements publics. En parfaite harmonie avec les exigences du marché, la transparence et la rentabilité sont deux ingrédients indispensables pour envisager le futur. L’introduction en Bourse de Casablanca de 20 % du capital de la Banque centrale populaire (BCP) fait, dans ce sens, l’objet d’une Offre publique de vente (OPV) et se déroulera du 21 au 25 juin 2004.
Lors d’une conférence de presse, organisée lundi 14 juin à Casablanca, le voile à été levé sur les modalités de l’opération. Le management du crédit populaire du Maroc (CPM) au grand complet, emmené par son président Noureddine Omary , a renseigné l’ensemble de journalistes et de banquiers de la place sur les termes de cette introduction, à même de dynamiser le marché boursier.
Ainsi, quatre tranches constituent le schéma de transfert vers le privé des 1.177.610 actions (20 % du capital de la BCP) qui seront inscrites à la cote : les personnes physiques, les institutionnels, les clients sociétaires des Banques Populaires Régionales et le personnel du Groupe Banques Populaires.
Afin d’assurer à l’opération le maximum de réussite, le comité transitoire de la BCP a concédé une décote de 15 % par rapport à la valorisation obtenue. «Par conséquent, la valorisation retenue est de 4004 millions de DH, soit un prix d’introduction en Bourse de 680 DH par action», explique Abdessamad Issami, directeur d’Upline Securities, Banque conseil de l’opération. Toutefois, pour toutes les tranches, le minimum sera servi en premier lieu, puis une règle de prorata des titres demandés définira le nombre de titres attribués par souscripteur. Dans le cas où le nombre de souscripteurs ne permettrait pas d’attribuer le minimum, alors tous les souscripteurs recevront le même nombre de titres. Les rompus seront attribués en fonction des titres demandés. Dans le cas où une tranche ne serait pas complètement souscrite, un circuit de transvasement est prévu. Cette opération d’ouverture du capital de la Banque Centrale Populaire s’inscrit dans le cadre de la Loi 12/96 portant réforme du Crédit Populaire du Maroc, qui stipule notamment dans son article 59 que : «L’Etat cède au moins 20% de la part du capital social qu’il détient directement ou indirectement dans la Banque Centrale Populaire…», tient à rappeler le président Omary.
La Banque Centrale Populaire, dont le capital est à majorité public, est l’organisme central des onze Banques Populaires Régionales existantes, qui, elles, sont des banques coopératives à capital privé, appartenant dans sa quasi-totalité à plus de 430.000 clients-sociétaires.
Premier organisme bancaire du pays, son activité principale consiste en la gestion des excédents de trésorerie provenant des BPR ; la prestation et la gestion des services d’intérêt commun aux BPR ; l’intermédiation bancaire, visant notamment les grandes entreprises et les institutionnels. Ces différentes prérogatives confèrent à la Banque Centrale Populaire un rôle majeur au sein du Groupe et la positionne en intervenant actif dans l’animation des marchés des capitaux, avec une part de marché en actifs titres de placement et d’investissement de près de 41% (au 31.12.2003). Les performances réalisées par la Banque Centrale Populaire sont attestées par l’agence internationale de rating «Standard & Poor’s», qui a révisé à la hausse la notation attribuée à la BCP, en l’inscrivant dans des perspectives positives de développement. «Ce nouveau rating, BB/positives/B, reflète la position centrale de la BCP au sein du Groupe et renforce par là le leadership du Groupe Banques Populaires », est-il précisé.

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